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Jacques.Ayadji
Jacques Ayadji a pris ses responsabilités

Le Directeur général des infrastructures, Jacques Ayadji, a effectué les 26 et 27 décembre 2017 une tournée dans le Zou et les Collines pour évaluer le niveau d’avancement des travaux liés à la réfection des pistes de déserte rurale lancés il y a un mois. Après avoir sillonné Djidja, Zogbodomey, Dassa-Zoumè, Savalou, Glazoué, Savè et Ouessè, l’émissaire du ministre des infrastructures a pris des mesures hardies contre l’entreprise ‘’Ecoza’’ pour non-respect des cahiers de charges.
Le ministre des Infrastructures et des transports (Mit), Cyr Koty, a eu vent de ce que les travaux de reprofilage et réhabilitation des pistes de désertes rurales piétinent dans certaines localités. Ce qui rend plus difficile l’évacuation des produits agricoles des champs, notamment le coton. Aussitôt, il a instruit le Directeur général des infrastructures (Dgi) aux fins d’aller constater les faits. A Djidja, le maire Théophile Dako n’a pas mâché ses mots. Il a  dénoncé la lenteur des entreprises « Sigma2 Afrique » et « Scacu » en charge du reprofilage des pistes communales et rurales dans Djidja et Zogbodomè. « Les travaux lancés depuis plus d’un mois lambinent. Dans ces conditions, on risque d’être complice de ce qui adviendra », a clamé l’autorité communale. Pour le Dgi, Jacques Ayadji, cette situation se justifie par le fait que les entreprises n’ont pas encore reçu un kopeck comme avance de démarrage. « Mais cela ne devrait par être une échappatoire », a estimé le Dgi. A l’en croire, c’est parce qu’elles ont les capacités matérielles et financières qu’on leur a confié les travaux. Malgré les difficultés, Sgma2 Afrique a pu atteindre un taux d’exécution de 30% ; ce qui amène Maurice Sogbossi,  administrateur de l’entreprise Sgma2, à réaffirmer à l’autorité son engagement de respecter le délai de deux mois prévus pour les travaux. Un effort tout de même salué par Jacques Ayadji qui a invité les responsables de ces entreprises à accélérer les travaux.
« Ecoza » sanctionnée dans les Collines
Dans les Collines, la délégation a eu droit à une sauce amère. De Dassa-Zoumè à Ouèssè en passant par Savalou, Glazoué et Savè, l’entreprise « Ecoza construction » a fait du saupoudrage en étalant son incapacité à conduire les travaux. Sur les chantiers visités,  Jacques Ayadji et sa suite ont noté l’absence du matériel minimum (Niveleuse, compacteur et le camion citerne). Au lieu d’un reprofilage lourd, elle fait plutôt du désherbage. Les agents, visiblement déboussolés et en panne d’arguments, cafouillent devant les questionnements des membres de la délégation. « Les données ont changé. Au temps du gouvernement actuel, c’est la rigueur et la qualité du service », a rappelé Jacques Ayadji. A Savalou tout comme à Savè, les populations bénéficiaires de ces pistes, sans être invités, ont fait une incursion dans le débat pour témoigner de la mauvaise qualité du travail qui a été exécuté. « Même avec la houe, je pourrai mieux faire que l’entreprise Ecoza. Celle qui a travaillé ici l’année dernière est beaucoup mieux », a dénoncé un riverain. Ce témoignage acerbe vient conforter le Dgi dans sa décision de résiliation pure et simple du contrat d’ »Ecoza construction ».

Zéphirin Toasségnitché  
(Br Zou-Collines)