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talon2017
D’importantes mesures ont été prises par le chef de l’Etat pour sortir la filière de l’agonie

Véritablement engagé dans la relance du secteur « véhicules d’occasion », le gouvernement du Nouveau départ n’a pas lésiné sur les moyens pour la prise des mesures en vue de redonner au secteur ses lettres de noblesse.

Frappée en effet par une crise sans précédent, la filière « véhicules d’occasion » était en agonie. Ainsi, de 400.000 véhicules en moyenne par an, le secteur a connu une chute vertigineuse pour atteindre un chiffre de 100.000 en 2016.  Ceci, pour plusieurs raisons. Les plus graves sont la cor-ruption des acteurs de la filière, du secteur privé comme du secteur public, l’incompétence de la commission de suivi de la filière et l’érosion, somme toute, relative du pouvoir d’achat des clients. Face à cette situation qui conduisait la filière au bord du gouffre, il était indispensable, voire urgent que l’Etat prenne des mesures hardies pour donner un nouveau souffle au secteur des véhicules d’occasion. A cet effet, deux mesures phares ont été prises pour relancer la filière des véhicules d’occasion. Il s’agit de la prise de l’arrêté N°024/Mit-Mef/Dc/Sgm/Pac/Dgddi/SA 020Sgg17 du 24 mai 2017 portant création d’un comité de suivi de la filière des véhicules d’occasion en République du Bénin, dont la mission est de définir et de mettre en œuvre la politique pour l’organisation et le développement de la filière. C’est un comité très restreint, placé sous la présidence du ministère des Infrastructures et des transports, qui a une mission de veille. La deuxième décision est la prise de l’arrêté N°028/Mit-Mef/Dc/Sgm/Pac/Dgddi/Sa du 10 juillet 2017 portant fixation du barème des tarifs, taxes et redevances des prestations d’enlèvement des véhicules d’occasion en transit au Port de Cotonou et aux frontières terrestres. L’objectif visé est de réduire de façon substantielle le coût d’enlèvement des véhicules d’occasion au Port autonome de Cotonou et aux frontières terrestres du Bénin. Ainsi, de 399.920 FCfa, le coût d’enlèvement d’un véhicule d’occasion est passé à 305.000 FCfa pour les véhicules légers et 309.000 FCfa pour les véhicules poids lourds, transitant par le Port de Cotonou, y compris les consignations remboursables d’un montant de 110.500FCfa pour les pays de l’hinterland. Au niveau des frontières terrestres, le coût d’enlèvement est passé de 265.420 FCfa à 211.356 FCfa. Pour parvenir à cette fin, de nombreux efforts ont été consentis par le gouvernement. Cer-taines rubriques ont été purement et simplement retirées du barème.
 Quid des rubriques  retirées ?
 Il s’agit du développement portuaire : 500F/véhicule ; Eco développement : 1000FCfa/véhicule ; Contrôle conformité Bfu, Bas et livraison Kit : 1000FCfa/véhicule ; convoyage parc de vente/parc de regroupement : 1500FCfa/ véhicule ; sécurité transferts : 2500F/véhicule et Suivi de la filière : 1500F/véhicule. D’autres rubriques ont également subi des abattements substantiels. C’est le cas de l’aconage véhicule léger : 23.000F à 19.000F ; des frais portuaires : 11800FCfa à 9144 FCfa ; la visite technique : 2000FCfa à 1200F ; la sécurisation des parcs, corridors, transferts : 28700FCfa à 10000FCfa ; les frais de parc de regroupement : 3000FCfa à 2000FCfa ; les frais de parc d’accueil frontière : 2500FCfa à 1500FCfa. Grâce à ces efforts et sacrifices du gouvernement, la filière peut reprendre des couleurs et permettre aux différents acteurs de jouir de leur activité. Cette réforme a été mise en œuvre en collaboration avec les acteurs por-tuaires dont les doléances ont été prises en compte par le gouvernement. Des actions qui montrent que le l’Exécutif est réellement engagé dans la relance du secteur en renonçant par exemple aux fameux 1500FCfa/véhicule du co-mité de suivi de la filière. Une ligne qui, par le passé, alimentait certaines poches politiques. Patrice Talon et son gouvernement ont fait l’option de ne pas perpétuer cette pratique, pour éviter les accointances entre les acteurs et les décideurs. Le régime en place a donc joué sa partition et il appartient maintenant aux acteurs de jouer la leur.
 
O. I. A.