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La police et la gendarmerie condamnées à une mission commune

Le président de la République n’a de cesse réaffirmé sa volonté de faire de la gendarmerie et de la police nationale une force unique de sécurité intérieure. Cette option vise à rassurer les citoyens sur leur protection. Et pour se faire, le président Talon entend mettre les moyens nécessaires à l’atteinte des objectifs fixés.

Plus rien ne sera comme avant en matière de sécurité intérieure au Bénin. Les agents de la Police et de la Gendarmerie nationales répondront dans un futur proche du même commandement. Les deux composantes qui assurent la sécurité urbaine et suburbaine seront fusionnées. Le président de la République l’a encore martelé à l’occasion de sa rencontre avec les hommes en uniforme. Le président de la République affirme que les Béninois iront naturellement vers les endroits où ils trouvent la présence d’un gendarme ou d’un policier parce que la mission des forces de sécurité sera totalement revue. Cette mission sera de nature à protéger et à sécuriser les citoyens et non à les contrôler ce qui donne l’occasion de tentation de rançonnement. En isolant les forces de sécurité de la tentation, on les met à l’abri du rançonnement.

Redorer l’image des forces de sécurité

Le président Patrice Talon a un plan pour chaque composante des forces de sécurité. Dans la perspective de la fusion de la Police et de la Gendarmerie, il entend, sur la base du diagnostic existant, redorer l’image des forces de sécurité. C’est dans cette optique qu’il affirme ; « Nous allons donner à nos forces de sécurité les moyens d’exister, de fonctionner et de vivre. Nous allons augmenter leurs moyens de travail et au besoin les revenus pour qu’elles puissent assurer de manière efficace la protection des citoyens. »C’est une problématique essentielle qui expose toutes les forces de sécurité au rançonnement, aux pratiques peu orthodoxes et à l’inefficacité. En décidant de résoudre le problème crucial de la logistique, le président Talon réhabilite la police et la gendarmerie qui n’ont pas bonne presse au sein des populations. « Aujourd’hui, nous ne gagnons rien du tout à voir nos forces être dans des actions de contrôle des concitoyens. Si nous nous sentons tous en sécurité chez nous, à la maison au travail, dans les rues, dans la nuit, nous serons plus productifs. Et cela apportera davantage à notre pays ». Cette déclaration du chef de l’Etat démystifie les institutions en charge de la sécurité qui dans l’entendement des Béninois sont des forces de répression. C’est à juste titre que l’adage dit : « la peur du gendarme et le commencement de la sagesse. »

L’armée en appui à la sécurité

Dans la même logique de révolutionner le secteur de la sécurité et de la défense, le président Talon insiste sur la fusion de la Gendarmerie et de la Police. Pour les nouvelles missions qui seront fixées aux forces de sécurité et de défense, le chef de l’Etat réaffirme : « Nous allons fusionner avant le 1er janvier 2018, la police et la gendarmerie. Nous aurons une force chargée de la sécurité unique. Et tout sera fait pour leur donner les moyens d’assurer notre tranquillité. »Et cela n’est pas sans fondement. Patrice Talon justifie : « Les défis aujourd’hui que les pays du monde doivent relever sont des défis de guerre et d’invasion. » Le Bénin n’était pas exposé à une quelconque invasion, Patrice Talon soutient qu’il faut plutôt renforcer la sécurité. « La sécurité est tous les jours un défi pour nous. Nous allons réorienter l’action de nos forces armées vers des actions sécuritaires. Elles  seront formées et équipées spécifiquement pour des actions de sécurité. » L’armée aura donc son rôle à jouer pour ne pas paraître l’enfant abandonné de tout le dispositif de sécurité et de défense.

Jean-Claude Kouagou