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La commission Nagnimi propose le rattachement de la Gendarmerie au Misp

Dans le rapport remis au chef de l’Etat, le vendredi 26 août 2016 au cours d’une cérémonie officielle, la commission Nagnimi, chargée des réformes au sein des forces de défense et de sécurité a suggéré le rattachement de la gendarmerie nationale au Ministère de l’intérieur et de la sécurité publique. Le même rapport a également proposé une nouvelle dénomination au groupement national des sapeurs pompiers.

 Si l’avant-projet de Décret proposé par la commission chargée des réformes au sein des forces de défense et de sécurité est approuvé par le Gouvernement, la gendarmerie nationale sera mise à la disposition du Ministère de la sécurité publique pour emploi. Selon l’exposé fait par le colonel Dansou au président de la République lors de la cérémonie de remise dudit rapport, en tant que composante des forces armées béninoises, la gendarmerie nationale participe à la défense opérationnelle du territoire national et a essentiellement pour mission de veiller à la sûreté publique ; le maintien de l’ordre et l’exécution des lois et règlements. La majeure partie de ces tâches relève du domaine de la sécurité intérieure. A ce titre, précise-t-il, cet avant-projet de Décret vise son rattachement au Ministère de l’intérieur et de la sécurité publique en ce qui concerne les moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions de sécurité publique. Cependant, a indiqué le rapporteur général de la commission,  la gendarmerie nationale garde son caractère militaire et la gestion des ressources humaines relève du ministère de la défense nationale. Ce qui signifie, certainement que les recrutements et avancements des gendarmes, de même que leurs mouvements sur le territoire national seront toujours gérés par le ministère de la défense nationale. Mais leur mode d’actions et les moyens à mettre à leur disposition pour l’accomplissement de leurs missions va relever désormais (si le Gouvernement l’approuve) du Ministère de l’intérieur et de la sécurité publique. Seulement, le résumé du rapport n’a pas précisé si la Direction générale de la gendarmerie nationale ainsi que les groupements régionaux et compagnies doivent être aux ordres du Ministère de la défense nationale ou celui de l’intérieur.
L’autre réforme proposée qui mérite d’être soulignée est le changement de la dénomination du groupement national des sapeurs pompiers du Bénin. Il s’agit de l’avant-projet de loi  portant modification de la loi 90-016 du 18 juin 1990 portant création des Forces armées béninoises. « Dans la perspective d’adapter l’outil de défense aux instruments juridiques, il s’est avéré indispensable de modifier cette loi. Ainsi, pour s’aligner les armées sœurs de la sous-région, toutes les forces sont reconnues comme des armées et le groupement national des sapeurs pompiers prend l’appellation de brigade nationale des sapeurs pompiers pour mieux correspondre à ses démembrements et à son implantation territoriale.
Toutes ses réformes interviendront lorsque le Gouvernement aura examiné et approuvé le rapport de la commission Nagnimi. Mais déjà, le président de la République a rassuré le Haut commandement militaire de ce qu’il laissera sa marque.
Dans le souci d’adapter les actions des forces de défense et de sécurité du Bénin aux menaces sécuritaires actuelles, le président de la République a mis en place, par Décret n° 216-335 du 9 juillet 2016 une commission chargée de faire des propositions de réformes au sein desdites forces. Cette commission présidée par le Général Awal Bouko Nagnimi, Chef d’état major général des forces armées béninoises, a travaillé pendant deux mois et a remis son rapport au chef de l’Etat.
C’est un rapport qui comporte huit avant-projets de textes et des recommandations.

Félicien Fangnon