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orden_aSacrifiant au principe de reddition de comptes, le député Orden Alladatin a tenu, samedi 25 mars 2017 au Chant d’oiseau, une séance d’échanges avec les élus locaux de la 16ème circonscription électorale. C’était l’occasion de revenir sur les récentes lois votées à l’Assemblée nationale et d’aborder le projet de révision de la Constitution.

« Il faut reconnaître que la mandature actuelle travaille beaucoup. A l’Assemblée nationale, les débats de développement sont privilégiés au détriment des débats politiques ». C’est ce qu’a fait savoir le député Orden Alladatin dans ses propos liminaires pour rassurer ses électeurs et les inviter à faire confiance à leurs représentants à l’hémicycle. Faisant le point des activités parlementaires ces derniers mois, notamment le contrôle de l’action gouvernementale et le vote des lois, l’élu de la 16ème circonscription électorale a apporté quelques clarifications sur les récentes lois votées qui font polémique. Il s’agit, entre autres, de la loi portant régime des collaborateurs extérieurs en République du Bénin, la loi sur l’embauche, le débauchage et le placement, la loi sur les renseignements et la loi sur le secret-défense. Il est à retenir que chacune de ces lois vise à lutter contre certains problèmes sociaux actuels, en l’occurrence le chômage, la fébrilité des employés et des entreprises, la sécurité et la menace du terrorisme. Le budget général de l’Etat, la loi portant code des marchés publics et la loi sur le foncier n’ont pas été occultés. Par ailleurs, le député Orden Alladatin a promis à ses élus de poursuivre ses diligences pour que soit votée la loi sur les baux et les habitations. La séance a également permis aux élus locaux de présenter leurs appréhensions en ce qui concerne le projet de révision de la Constitution.

La procédure est conforme à la Constitution

« Le président de la République ne peut pas contourner le Parlement et soumettre directement le projet de révision de la Constitution au référendum. Notre loi fondamentale ne le permet pas », a soutenu le parlementaire avant d’expliquer la procédure applicable en la matière. Le projet déposé ainsi à l’Assemblée nationale sera étudié par la commission des lois et devra faire l’objet de deux rapports. Un premier rapport statuant sur l’acceptabilité du projet qui requiert la majorité des ¾ du Parlement pour la poursuite de l’étude. Le cas échéant, le projet est rangé. Au cas où le projet est accepté, la commission des lois siège à nouveau, fait une étude minutieuse du projet, article par article, et soumet son rapport à la plénière. Si le projet est voté au 4/5, il n’est plus besoin de faire recours au referendum. Mais si le projet est voté en plénière à moins des 4/5, le président fait recours au référendum. Pour le député, la procédure est jusque-là conforme à la Constitution, et il revient aux parlementaires et aux populations de faire leurs amendements. « Même en cas de referendum, il ne sera pas question d’amender mais de voter pour ou contre. Donc, l’étape de l’étude au Parlement est la véritable occasion que les populations ont pour amender le texte et soumettre leurs propositions à leurs élus », a expliqué le député de la 16ème circonscription électorale. C’est pourquoi il a demandé aux populations de se rapprocher de leurs élus dès que possible pour faire connaître leurs amendements. Egalement, il les a appelés à la patience face à la crise économique momentanée qui, selon lui, présage d’un avenir rayonnant.

APA