Spread the love
attanasso
La ministre Marie-Odile Atanasso a présenté les réformes engagées dans son département

Les réformes dans l’Enseignement supérieur ont été au cœur d’une conférence de presse, vendredi dernier, animé par l’autorité de tutelle. Opportunité pour la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique d’expliquer aux hommes des médias les tenants et les aboutissants des réformes en cours.

«C’est à travers l’éducation que le capital humain est formé», a déclaré en substance Odile Atanasso, ministre de l’’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Malheureusement, a-t-elle regretté, la situation dans l’enseignement supérieur, notamment dans les écoles privées, est peu reluisante. Selon la Mesrs, la qualité de la formation dans ces écoles laisse à désirer. Les apprenants qui sortent de ces établissements qui ne sont pas cosignataires des diplômes avec le gouvernement sont exclus des concours de l’Etat. Pour contourner cette difficulté, l’Etat a décidé de sursoir aux activités de ces écoles et d’organiser des examens lui-même afin de donner les mêmes chances à tous les apprenants. Pour ce faire, un moratoire de trois ans a été donné à ces écoles. Les établissements qui ne rempliront pas les conditions seront contraints de fermer leurs portes. Selon Odile Atanasso, si les textes devraient être strictement appliqués, aucun établissement privé ne pouvait ouvrir au Bénin. Sur les 142 établissements autorisés, aucun n’est homologué donc ne peut délivrer des diplômes de l’Etat. Une situation qui empêche les enfants sortis de ces écoles de participer aux concours de l’Etat. Mais le gouvernement a décidé d’être souple sur la question du fait des nombreux sacrifices que font les parents pour les étudiants en Master. C’est pourquoi, il est décidé d’organiser des examens de fin de formation aux apprenants afin de leur donner des chances de participer aux concours de l’Etat.

Odi I. Aïtchédji

(Coll)