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JEUNES-2016
Fernand Amoussou rallie la jeunesse à la course et compte associer le patronat pour assainir le secteur de l’entreprenariat

Le samedi 4 juillet 2015, sur la place publique qui fait face au Collège d’enseignement général d’Abomey-Calavi, Fernand Amoussou s’est adressé, à nouveau, à la jeunesse. Présent à une importante rencontre initiée par les jeunes du Mouvement patrie et démocratie (Mpd), le candidat à la présidentielle de 2016 au Bénin a saisi l’occasion pour évoquer les problèmes qui minent la jeunesse béninoise et rassurer sur le fait qu’il a les solutions pour un mieux-être dès 2016. Pour lui, le succès serait plus facile si on collabore avec le secteur privé et les investisseurs nationaux.  

Fernand Amoussou va, à grands pas, vers le Pouvoir en 2016 ! Pour réussir sa mobilisation, il accentue son discours sur l’éducation, le développement, la bonne gouvernance et surtout la sécurité, sous toutes ses formes. Les jeunes qui constituent la frange de la population qui est plus concernée par ces domaines et les plus marginalisés par les différents pouvoirs s’engagent derrière lui pour le pari de Février prochain. A Calavi, samedi, son discours s’est adressé à cette jeunesse désespérée à qui il a fait des propositions rassurantes. Il a abordé les problèmes des jeunes dans tous ses sens. « Les causes du chômage des jeunes sont connues. Il s’agit de l’inadéquation des formations par rapport aux besoins des entreprises et aux exigences de l’auto-emploi. Il s’agit du faible nombre d’entreprises dans notre pays. Il s’agit des entraves que l’Etat impose au secteur privé, notamment dans le domaine des impôts. Il s’agit de l’étroitesse du marché intérieur. Il s’agit surtout de l’absence d’une politique cohérente en matière de promotion de l’emploi des jeunes », a diagnostiqué Fernand Amoussou. Pour lui, ces réformes ne peuvent s’opérer qu’avec le soutien du secteur privé : « Il n’est guère raisonnable en effet de confier à des fonctionnaires, sûrement compétents en matière administrative, le soin d’apprécier les aptitudes de tel ou tel jeune à bien conduire son projet. Comment peut-on demander à quelqu’un qui n’a jamais créé une entreprise et n’en a dirigé aucune de donner des conseils aux jeunes créateurs d’entreprises? Plus que jamais, il faut veiller à ce que l’homme qu’il faut soit à la place qu’il faut.

Il reste que le soutien des entreprises existantes et les facilités accordées aux investisseurs aussi bien nationaux qu’étrangers constituent les meilleures actions pour créer de nouveaux emplois et former de nouveaux entrepreneurs. Amener le secteur privé à embaucher des jeunes constitue un volet important d’une politique de promotion de l’emploi ». Il a ajouté qu’une réforme fiscale peut y contribuer si elle tient compte des réalités économiques et sociales. Avec lui, il ne sera plus question d’aller s’enfermer pour sortir des documents. Ils existent déjà. « Une commission d’experts en a déjà tracé les grandes lignes. Portant le titre « Pour une fiscalité de développement » le rapport que des cadres nationaux ont rédigé à l’issue de plusieurs mois de discussion comporte des propositions et même une stratégie de mise en œuvre. Ses conclusions peuvent servir de base à un partenariat entre l’Etat et le Conseil national du patronat, entre le secteur public et le secteur privé ».

La jeunesse oui, mais aussi la sécurité. Elle est et demeurera le défi le plus important à relever pour espérer continuer de vivre en paix et poursuivre le développement. La sécurité doit être au cœur de nos préoccupations et doit être déterminant dans les futurs choix, d’après le candidat. « Je prends le risque et je fais le pari de proposer aux jeunes Béninois une grande ambition, parce que les petites sont médiocres. Une vie où tout devient possible parce que la vie ne sert à rien si on n’en fait rien. Un avenir sans limite parce que c’est à vous de construire vos propres frontières. Je veux faire du Bénin le pays de la vie, de la joie, du dynamisme, de la jeunesse retrouvée, ragaillardie, confiante et déterminée à s’engager pour construire notre destin commun », s’est engagé Fernand Amoussou face à des jeunes déterminés à le porter au Pouvoir.

A T

Fernand Amoussou se positionne

 A l’étape actuelle, le schéma se dessine déjà. L’envergure que prend la candidature de Fernand Amoussou est à prendre au sérieux. Parmi tous ceux qui aspirent à la succession de Yayi Boni, c’est lui seul qui réussit, depuis quelques mois, à se rapprocher de la jeunesse. Il est présent sur les réseaux sociaux ; proche des populations à la base et occupe les médias. Ses propositions pour régler les problèmes liés à l’éducation, au chômage, à la sécurité et à la bonne gouvernance suscitent l’adhésion des jeunes. Le Bénin ne souffre pas d’autres maux que ceux-là. Et s’il a la clé, comme il le rassure à chaque fois, c’est qu’il a des chances de prendre de l’avance sur les autres. Depuis qu’il s’est lancé sur le terrain, les autres se sont cachés. Ce n’est pas un hasard. Ce sont des signes qui ne trompent pas.

Félicien Fangnon