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Les réformes du Dg Anatt, thomas Agbéva font grincer des dents

Il y a quelques jours, les promoteurs d’auto-école ont grogné contre certaines mesures prises par la Direction générale de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) pour améliorer les conditions d’obtention du permis de conduire au Bénin. Approché, Thomas Agbéva, Directeur général de cette structure, explique les raisons de cette grogne et revient sur la pertinence des réformes engagées. 

« C’est une stratégie de sabotage et de désinformation au sujet des différentes réformes que nous avons engagées ». C’est ainsi que Thomas Agbéva, directeur général de l’Agence nationale des transports terrestres a qualifié la sortie médiatique des promoteurs d’auto-école avec qui il dit avoir gardé de très bons rapports à ce jour. Pour lui, rien n’a été inventé. Et nulle part, les promoteurs en question n’ont eu le courage d’attaquer les frais d’inscription aux examens de permis de conduire. Car, a-t-il dit, aucun montant n’a été fixé sans leur avis. Avant son départ en avril 2016, le ministre Gustave Sonon a pris un arrêté pour actualiser les redevances liées aux prestations de l’Anatt. Et c’est cet arrêté qui fixe le montant des frais d’inscription à 25 mille Fcfa. L’Anatt a voulu le mettre en œuvre, car c’est un acte administratif qu’elle ne saurait négliger. Mais, a expliqué le Dg, le cabinet du ministre est intervenu et en Septembre dernier, un atelier a permis d’harmoniser les montants. Finalement, les frais d’inscription aux examens sont revenus à 20 mille Fcfa, pour les nationaux et le double pour les Etrangers. Cet atelier a connu la participation des promoteurs d’auto-école du Bénin. Le Dg a aussi expliqué qu’il a rendu opérationnel un comité instauré par arrêté depuis longtemps, mais jamais activé. Ce comité de suivi des examens de permis de conduire comprend aussi bien les représentants des promoteurs d’auto-école que les cadres de l’Anatt. Thomas Agbéva a indiqué que l’opérationnalisation de ce comité vise à faire participer les promoteurs d’auto-école qui sont des partenaires aux instances de prise de décisions. « Ce que les promoteurs d’auto-école contestent aujourd’hui est le support du permis de conduire que nous avons souhaité mettre sur carte numérique. A ce niveau d’ailleurs, la chose n’est pas possible tout de suite car il faut le vote d’une loi d’abord », a-t-il clarifié. Ce qui veut dire, selon Agbéva que cette réforme ne devrait pas faire l’objet de polémiques, du moment où elle attend le vote d’une loi par l’Assemblée nationale. L’autre chose qu’ils contestent d’après les déclarations du Dg, c’est le montant à payer par les candidats étrangers. L’autorité a expliqué que les examens sont subventionnés pour les nationaux et il ne doit en être le cas pour les Etrangers, à moins qu’il y ait « diplomatie de réciprocité » qui veut que les Béninois soient traités de la même façon dans les pays de provenance de ces candidats. Mieux, le montant fixé au Bénin pour les Etrangers est très inférieur à ce que beaucoup de pays de la sous-région pratiquent. L’Anatt n’a donc pas exagéré, d’après ses propos.
 Les frais d’inscription aux examens
 L’autre pomme de discorde énumérée par le Dg Agbéva est encore liée aux frais d’inscription aux examens par les candidats recalés. Il a indiqué que les promoteurs d’auto-école veulent que l’on réduise de moitié le montant à payer par un candidat qui a échoué et qui souhaite passer l’examen à nouveau. A ce propos, la réponse de l’autorité est claire : « Dans ce pays, on passe le Cep, le Bepc, le Bac et autres….Quand est-ce qu’il a été demandé aux candidats malheureux désireux de passer à nouveau l’examen auquel ils ont échoué de payer la moitié des frais d’inscription » ? Le Dg/Anatt a insisté sur le fait que cette doléance ne pourrait pas être acceptée, sauf sur ordre de l’autorité de tutelle. Il s’est ouvert à toutes discussions et rassuré qu’aucune réforme n’est dirigée contre personne.
 Tout va bien à cause de Hêhomey
 Le travail fait par l’équipe en place depuis un an a consisté à offrir de meilleures conditions d’examen aux candidats. « Je vous donne un exemple. Les examens se déroulaient dans plusieurs centres de composition sur des sites loués. Dans un laps de temps, nous avons fait des investissements pour avoir des sites propres», a-t-il indiqué. Mieux, le Dg Agbéva est venu trouver des dossiers vieux de plusieurs années et qui ont été vidés par son administration. Il a profité de l’occasion pour saluer les qualités du Ministre Hervé Hêhomey qui, non seulement, est initiateur de plusieurs réformes, mais aussi comprend et accompagne régulièrement la Dg/ Anatt dans la mise des réformes appropriées. « Aujourd’hui, les examens se déroulent de façon simultanée dans le pays », s’est réjoui le Dg qui pense qu’il faut aller loin dans les réformes pour le bonheur des populations. Thomas Agbéva a par ailleurs, expliqué que les réformes opérées ne concernent pas seulement l’organisation des permis de conduire. Elles concernent aussi l’immatriculation des véhicules et des motos. Déjà, le service informatique qui est chargé de l’immatriculation est scindé en deux : une pour les motos et l’autre, les véhicules. « Les véhicules appartenant au corps diplomatiques sont immatriculés aujourd’hui 72 heures après la réception des dossiers à jour », a indiqué le Dg. Il y a aussi une célérité au niveau de la satisfaction des nationaux. En ce qui concerne les motos, tout se met en place pour rapprocher les services des populations. A ce jour, 66 communes sur 77 sont couvertes et tout le monde pourra faire immatriculer sa moto sans effectuer un voyage. Le montant actualisé à cet effet est un projet du régime défunt.
 Félicien Fangnon