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Comme on pouvait s’y attendre, le Parti du Renouveau démocratique (Prd) a quelques soucis de sérénité ces derniers jours. La décision de son leader charismatique, Me Adrien Houngbédji, de rejoindre l’écurie Fcbe entraîne déjà des démissions. A cette allure, dire que le Prd a mal ne sera pas exagéré.
En dépit de la grande confiance qu’il a l’habitude de montrer, Me Adrien Houngbédji ne doit plus vraiment se sentir très bien dans ses bottes. L’édifice bouge et si les choses doivent rester ainsi, la suite risque d’être très compliquée pour le leader des « tchoco tchoco ». Adrien Houngbédji aborde la première épreuve de son choix. On devait s’y attendre sans doute, mais l’hémorragie doit être vite arrêtée car, la suite peut être difficile à gérer pour le Prd. En effet, le bruit des mécontents du choix de Adrien Houngbédji se fait retentissant. Au lendemain du choix de son candidat, beaucoup d’analystes politiques ont déclaré que Me Adrien Houngbédji a le contrôle du parti et qu’aucun militant ne peut oser le défier. Le constat montre clairement que les choses ont vraiment changé au sein de ce parti. La logique d’enfant de chœur docile ne semble plus avoir droit de cité. Rester dans l’ancien schéma peut être suicidaire pour Houngbédji et sa troupe. Le pas de trop est en train d’être franchi, car la semaine écoulée, des élus locaux d’Adjarra ont rompu le silence. A la face du monde, ils ont exprimé leurs désapprobations et se sont affranchis du choix de leur leader. Une première diront d’aucuns, mais s’en est vraiment le début d’une messe de désapprobation dont on ne maîtrise pas encore les contours. On en était là quand le Vice Président du Parti, Abdel Karder Gbadamassi, est entré dans le débat. A travers une sortie en fin de semaine, il a clairement exprimé son soutien au candidat Patrice Talon, opposant direct du candidat de son leader charismatique. Plus de doute désormais, la gangrène a atteint la tête. Si ceux qui sont censés sensibiliser la base se décident de changer de camp, il y a des indices évidents que même au sommet, le Chef n’a pas réussi à convaincre du bien-fondé de son choix. Pour une première, le choix du leader des « tchoco tchoco est contesté par ses militants. Les prochains jours risquent d’être très chauds au sein de ce parti. Le grondement à l’intérieur remonte à la surface. Adrien Houngbédji doit véritablement reprendre les choses en main.
Le Prd à l’heure de la défiance
Le Prd a connu de nombreux départs, mais le linge sale a presque toujours été lavé en famille. A part Kamarou Fassasi dont la démission a suscité un tollé général, les autres sont partis pratiquement sans bruit. Juste un petit courrier, quelques supputations des hommes des médias et on en a plus  parlé. Le Prd s’est relevé après ses coups durs et fait son chemin. Mais cette fois-ci, la honte est pratiquement dehors, comme on le dit. Tout le monde sait dans les moindres détails les raisons des remous et s’il devrait y avoir de démission, on peut identifier avec toutes les précisions requises, les motifs réels de ces désapprobations. Le Prd, comme tout parti, connait sa crise de maturité. Le Président du parti pourra-t-il, avec diplomatie, calmer les uns et les autres ? L’exercice sera difficile, mais pas impossible. La sagesse du Maître est vivement attendue.
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