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Patrice A. Talon
Pour le chef de l’Etat, l’intérêt du peuple prime

Le chef de l’Etat vient de donner un exemple cinglant à tous ceux qui pensent que ses choix sont toujours politiques. Avec le grand désamour créé au sein de certains députés de la majorité parlementaire, il démontre réellement que ses choix ne visent pas 2021, mais le peuple.

Talon n’est pas Yayi. Il n’est pas obnubilé par des calculs politiciens pour se repositionner coûte que coûte au perchoir. Pour le chef, la maxime forte est de travailler et de laisser le peuple faire son choix au moment opportun. Par deux fois, Patrice Talon a confirmé cette méthode de travail qu’il a imprimée depuis le début de sa gouvernance. Qu’il vous souvienne que déjà au démarrage du programme de libération des espaces publics, un de ses alliés politiques de  taille et alors ministre de la République s’est démarqué pour la seule raison que son électorat de Cotonou sera menacé. Il a usé de toutes les formes de pression, mais au nom du bien commun et de la République, Patrice Talon a préféré se séparer de lui. Assez conscient de l’issue de ses choix, il sait que les mécontents d’aujourd’hui risquent de le remercier au terme du processus. Patrice Talon utilise la formule de l’audace, car dans le fond, ce qui compte réellement pour lui, ce n’est pas forcément de viser à chaque action, 2021 mais de travailler pour que 2021 décide lui-même en sa faveur. On y voit une bonne dose de patriotisme qui va à contre-courant de toute la philosophie destructive qui a eu cours jusque-là. C’est d’ailleurs la même philosophie qui a guidé le refus du référendum. En fait, Patrice Talon, une fois encore, a cédé au chantage politique pour privilégier l’intérêt général. Entre contenter quelques amis députés et faire de l’économie pour le peuple, il a une fois encore fait un choix intéressant. Tout le monde sait ce que peut coûter à un président le désamour de ses principaux alliés à l’Assemblée nationale. Pourtant, il a décidé de faire de l’économie au pays. Sous un certain régime dispendieux, pourtant dirigé par un docteur en économie, on aurait déjà permis ce gaspillage. On aurait déjà envoyé depuis plusieurs jours députés et ministre traverser monts et vallées pour des campagnes politiques à fortes doses médiatiques pour le référendum. Beaucoup de millions seront gaspillés pour des intérêts partisans parce que, justement, on viserait les échéances à venir. Ce mode de gouvernance politique est désormais du passé avec le nouveau régime. Il ne fait l’ombre d’un doute, ce président n’est pas dans le chantage politique.

 Abdourhamane Touré