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catherL’inceste est une relation sexuelle illicite entre des personnes qui ont des liens directs de parenté. Selon Dr Cather Nansounon (photo), Chercheur au Lasdel et Enseignant à l’Université de Parakou, cet interdit d’hier en milieu bariba était déjà admis dans certaines communautés. Dans cette publication exclusive, il évoque comment l’interdit formel d’hier s’impose aujourd’hui.
« Ce qu’on peut retenir, c’est que l’inceste, autrefois n’était pas autorisé en milieu bariba, contrairement à certains groupes socioculturels tels que les peulhs, les haoussa et les djermans qui tolèrent le mariage entre cousins parallèles et cousins croisés. Le groupe socioculturel bariba quant à lui ne l’admettait pas. C’était une évidence de l’ancien temps. Dans l’ancien temps, cette pratique était sanctionnée par une certaine marginalisation sociale et un certain nombre de sanctions qu’on infligeait à ceux qui s’adonnent à l’inceste. Mais aujourd’hui, il y a beaucoup de cas qu’on rencontre, parfois des neveux et des tantes, des nièces et oncles. Des mariages de ce genre, quand ça se passe, la sanction sociale qui était infligée n’a plus son poids aujourd’hui. Par conséquent, on a beaucoup de mariages incestueux qu’on a finis par tolérer. Certains de ces marginalisés choisissent de quitter leurs localités pour s’installer ailleurs en vue de fuir la sanction morale qu’on leur inflige. Il y en a qui subissent des pratiques occultes. Il y a beaucoup de choses qui favorisent cette pratique. Les familles étant élargies, beaucoup ne se connaissent pas et entreprennent des relations incestueuses sans s’en rendre compte. Par exemple, je me marie à ma cousine paternelle au détriment de ma cousine maternelle, car c’est le même sang.  Il y a ainsi donc transmission des valeurs de la famille telles que les secrets de la famille. Dans la société dendi, on considère la femme comme un vecteur de développement. Les mariages dans lesquels il y a un lien de lait, la sanction infligée au contrevenant de cette règle est l’excommunication par la société. Parfois, ça peut aller jusqu’au suicide ou le fautif choisit simplement de quitter la famille avec possibilité de non retour. La question de l’inceste existe dans toutes les familles avec des degrés de prohibition ou d’interdiction variables de cette pratique matrimoniale ou de ces liens conjugaux. Mais il faut reconnaître que l’inceste est une règle matrimoniale générale d’interdiction. Que ce soit en milieux bariba, dendi ou fon, on a toujours des formes d’incestes qui sont sanctionnées avec des degrés de sanctions variables et de contrôle social aussi variables. Parfois, on peut tolérer ou non »