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polygamieUnion barbare et archaïque pour les anti-polygamies, contrainte ou choix responsable selon les pro-polygamies, la conception de la polygamie diffère d’un individu à un autre. Elle est fonction de différents contextes et grandement relative. La question a fait objet d’un débat télévisé sur « Vox Africa », sur l’émission « Politiquement incorrect » animé par Louis Keumayou. (Lire quelques extraits des points de vue de ses invités).

Assa Gassama, Artiste Rap : «  En tant que femme je suis contre la polygamie déjà ; en tant que fille de polygame, j’ai subi, je n’avais pas le choix. Je suis née dedans comme on dit, je trouve en tant que femme que c’est très compliqué, ça doit être assez compliqué, moi je le vois par rapport à la situation de plein de femme et par rapport à la situation de la famille ; est ce que c’est un choix de leur part ou de la tradition ? En tant que femme c’est très dur de partager son mari, ça doit être très compliqué ; je les respecte vraiment ces femmes là ; mais la polygamie c’est une histoire d’homme subie par les femmes ; c’est le plaisir des hommes subi par les femmes »

Awa Ba, Auteure : « En tant que femme, c’est très dur d’accepter la polygamie, c’est une forme d’union Archaïque et barbare ».

Aliou Tall, Conseiller Juridique : « La femme partout dans le monde doit consentir à se marier ou à ne pas se marier. Si une femme consente à vivre en polygamie, c’est son droit. Personne n’a le droit de lui dire ce n’est pas bon pour elle. La seule condition pour que la femme ne soit pas heureuse dans une union, c’est qu’elle y soit forcée. Il y a des femmes qui choisissent volontairement la polygamie. J’ai eu des étudiantes aussi diplômées que parfois plus diplômées que certaines d’entre les femmes qui défendent la non-polygamie qui m’ont dit « moi, mon choix c’est la polygamie », des magistrates de carrière. Tant qu’il y a un consentement, on ne peut pas stigmatiser la polygamie »

Sékou Massaga, Président de Initiative et Développement : « Dans certains cas, il y a les pesanteurs sociales qui font que la femme n’est pas à même de dire je veux ou je ne veux pas. Dans certaines parties du monde, les populations ou les femmes n’ont pas le choix parce que la société impose pratiquement le mariage ; c’est-à-dire qu’une fille qui n’est pas mariée jusqu’à un certain âge, elle préfère le mariage polygamique que de rester célibataire. Le célibat des filles est pratiquement une abomination dans certaines cultures au Mali. Il faut relativiser la situation en fonction des conditions et des contextes ».