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Talon voeux
Le développement du parc de Pendjari préoccupe le Chef de l’Etat

Le ministre du Cadre de vie et du développement durable, Didier Tonato et le directeur de l’Agence nationale du tourisme, José Pliya, étaient sur l’émission « Sans tabou » de la télévision nationale le mardi 13 février 2018. Ils ont fait le point des 12 mois de gestion du parc de la Pendjari par « African parks network ».

Faire le bilan après douze (12) mois de gestion du parc national de la Pendjari par le groupe « African parks network ». C’est l’exercice auquel se sont livrés le ministre du cadre de vie et du développement durable, le directeur de l’Agence nationale du développement du tourisme et le représentant de « African parks network » au Bénin. Selon le contrat de concession signé avec l’Etat dans le cadre d’un plan d’urgence, l’Ong internationale va gérer le Parc national de la Pendjari pour une période de 10 ans en y faisant un investissement de 26 millions de dollars (environ 15,5 milliards de francs Cfa). Cette réforme vise à développer les offres et les commodités sécuritaires dans le parc national de la Pendjari afin de booster l’économie par le tourisme de vision. Dans son intervention, José Didier Tonato, ministre du cadre de vie, a indiqué qu’il ne s’agit pas d’une privatisation de la Pendjari mais d’une mise en affermage. « African parks network » a la responsabilité non seulement de gérer et de développer la Pendjari mais aussi de trouver des partenaires pour équiper le parc », a-t-il laissé entendre. A l’en croire, cette décision du gouvernement fait suite à l’exploitation anarchique des ressources animales du parc et à la multiplication des actes de braconnage. « Le projet de réhabilitation de la Pendjari est la preuve que les projets phares sont en phase de réalisation. Ceci contribuera à faire du tourisme une source d’économie et à la création de 400 emplois directs et indirects », a–t-il déclaré. A ses dires, le  Centre national de gestion des réserves de faune (Cenagref) a toujours son rôle à jouer grâce à la collaboration entre les agents du ministère qu’il dirige et ceux des eaux et forêts. Par ailleurs, un audit sera fait pour statuer sur  le cas du parc W. Car, a-t-il dit, la Pendjari ne sera pas sécurisée si le parc W ne l’est pas. Pour José Pliya, directeur de l’Agence nationale de développement du tourisme, à travers cette initiative, le taux de fréquentation du parc par les touristes augmentera considérablement. Son institution aura donc à prévoir le nombre de touristes, rénover et réhabiliter les réceptifs et veiller à ce qu’ils soient disposés dans les encablures du parc. Au nombre des infrastructures, il a confié qu’une piste d’atterrissage est déjà construite pour permettre aux touristes d’atterrir directement dans le parc. « Nous sommes à l’étape des appels d’offres pour l’achat de petits avions pour le transport », a-t-il déclaré. Ainsi, la durée du voyage serait réduite. Quant au représentant  du groupe « African parks network » au Bénin, ce contrat est signé avec l’Etat béninois en vue de doubler la population animalière et de faire passer la fréquentation touristique de 6000 à 9000 touristes par an. « Avec ce partenariat, 50% du budget national sera apporté par l’exploitation des ressources de la Pendjari et le tourisme », a-t-il confié. En outre, le parc sera connu sur le plan international de même que le Bénin. Il a rappelé que des Rangers et des équipements de dernière génération sont mis à contribution afin d’assurer la sécurité et de localiser les animaux.

 Mohamed Yasser Amoussa

(Stag)