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L’espoir suscité par Marie-Odile Atanasso n’était que passager

Le campus universitaire d’Abomey-Calavi ne peut plus les accueillir. Les  étudiants exclus de l’ex Faculté des lettres arts et sciences humaines (Flash)  ont perdu toute chance de se faire une place dans la plus grande université du Bénin. Cependant, une brèche s’offre à eux, mais elle reste toujours hypothétique.

Ont-ils des raisons de croire à une inscription dans une autre université publique du Bénin après leur exclusion de l’Uac ? Pour beaucoup, la question coule de source, car ils ont été exclus de l’université d’Abomey-Calavi. Mais, l’équation ne parait pas aussi simple. Pour le Directeur de cabinet du ministère de l’enseignement supérieur, la possibilité pour les étudiants exclus de s’inscrire dans une autre université publique, en l’occurrence l’Université de Parakou, était une piste qu’avait voulu explorer la ministre Marie-Odile Atanasso pour sauver ces étudiants. « En effet, après la décision d’exclusion, la ministre avait voulu plaider pour qu’on accorde à ces étudiants exclus une seconde chance. Il s’agissait concrètement de leur permettre de s’inscrire à l’Université de Parakou », a-t-il déclaré. Mais, la démarche de la ministre, a-t-il précisé, ne pouvait pas être contraignante. « La ministre n’avait pas d’ordre à donner aux universités. Elle ne peut prendre de décision pour demander à une université d’accepter ces étudiants, puisque ces entités ont leur autonomie. La seule chose qu’elle peut faire c’est de plaider en leur faveur », a-t-il fait savoir. La difficulté à ce niveau est que ces étudiants peuvent s’inscrire à l’université de Parakou (qui dispose d’une Faculté de lettres). Mais, ce centre du savoir a la latitude d’accepter ou de rejeter leurs dossiers. « L’université de Parakou n’est pas tenue de les accepter. Elle peut, après analyse, choisir de rejeter leurs dossiers. Donc, il n’y a pas de contrainte qui pèse sur elle », a-t-il fait savoir. Le sort de ces apprenants ne tient donc qu’à la volonté du comité d’études de dossier de l’université qui les accueillera. Du coup, les chances sont minces, la suite parait difficile. Pour les intéressés, il n’y a vraiment  rien de nouveau sous le soleil. L’autorité en charge de l’enseignement supérieur, ont-ils déclaré, avait suscité un espoir qui n’était que passager. Avec un air de dépit, ils entrevoient l’avenir avec pessimisme.

HA