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Claude DjankakiL’émission « Cartes sur table » de Océan Fm, a reçu ce dimanche 08 juillet 2018, deux invités. Il s’agit de Ali Camarou, ancien député et membre de la majorité présidentielle et Claude Djankaki, membre de la coalition de l’opposition. Ils ont opiné sur le rejet de la proposition de loi portant amendement de la constitution par l’Assemblée nationale.

62 voix pour, 19 contre et 1 abstention. C’est le résultat qui a sanctionné le vote des députés jeudi dernier au Palais des gouverneurs à Porto-Novo en ce qui concerne la proposition de loi portant amendement de la constitution. Le texte, introduit par 8 députés du bloc de la majorité parlementaire (Bmp), n’a pas été adopté par les 4/5, faisant place ainsi à la tenue d’un référendum constitutionnel, comme unique solution pour résoudre la question. Pour Ali CamarouClaude Djankaki, c’est un ouf de soulagement. C’est un échec, qui mérite d’être salué parce que ceux qui veulent de la révision de la constitution ont échoué. Son interlocuteur, Ali Camarou, n’est pas du même avis. A l’en croire, les 62 députés qui ont voté pour la révision de la constitution, sont à féliciter parce que ces derniers sont allés là où aucun régime n’est allé. Preuve à l’appui, il a laissé entendre que la révision de la constitution suit une procédure spéciale fixée par les articles 154 à 156 de la constitution et l’article 99 du règlement de l’Assemblée nationale. « Il résulte de ces dispositions, que pour être prise en considération, la proposition de révision doit être votée à la majorité des 3/4 des députés et que la révision n’est acquise qu’après avoir été acquise que par référendum sauf si la proposition en cause, a été approuvée à la majorité des 4/5 des députés » a-t-il clarifié. Son vis-à-vis revient à la charge et lui demande de ne pas embrouiller l’auditoire, car dit –il, l’opposition était parti pour avoir 17 voix et elle a eu finalement 19 voix. Là-dessus, il estime que c’est une victoire de l’opposition. Sur la question de savoir si la tenue d’un référendum indiquée par le parlement pour résoudre la question, est possible à moins d’un an des élections législatives, Claude Djankaki pense que cela n’est pas possible. « Le référendum ne pourra se tenir car il est impossible de réviser le règlement de l’Assemblée nationale et modifier la programmation des session. Théoriquement cela voudra dire qu’on ne pourra pas aller au référendum. Je ne les vois pas organiser aujourd’hui dans les conditions qui sont les nôtres aujourd’hui avant août septembre 2019 » a-t-il justifié. Ali Camarou, lui prend le contre pied et affirme que le référendum est bel et bien possible dans les conditions actuelles. « Le Bénin dispose d’une loi référendaire et aujourd’hui la proposition de loi, a obtenu l’approbation de l’Assemblée nationale et tout ce qui doit être fait pour qu’on y arrive sera aménagé » a-t-il fait savoir.

Léonce Adjévi