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Komi-KouctcheHors du territoire national depuis l’avènement de Patrice Talon, l’ex-argentier national ayant servi sous Yayi, notamment au Fonds national de microfinance (Fnm), est suspecté dans nombre de dossiers financiers. Il ne sera pas cependant poursuivi devant la Haute cour de justice. Ainsi en ont décidé les députés lors de la plénière d’hier jeudi 13 septembre 2018.

Face à l’évidence, la sagesse s’est imposée. La majorité parlementaire a réduit au silence les affabulateurs qui n’ont de cesse de la traiter de « majorité » mécanique. Le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) a aussi démontré lucidité et clairvoyance, face à la demande de poursuite de l’ancien Ministre des finances Komi Koutché. Ils ont fait preuve de doigté et de technique. Les députés de la majorité ont compris que dans le cas de l’ex ministre des Finances, les faits à lui reprochés ne le sont pas pendant qu’il était en fonction. Il ne s’agit donc pas d’actes liés à sa fonction de ministre mais d’une infraction qui relève de la compétence des juridictions de droit commun. Il s’agit d’une évidence technique que les députés ont perçue. Cet acte des députés du Bloc de la majorité parlementaire dément toutes les critiques des opposants qui les traitent de Parlement aux ordres qui vote mécaniquement les lois. Le cas Koutché est la preuve qu’il n’y a pas de chasse aux sorcières, ni d’acharnement et que les députés du Bmp votent en toute conscience. En effet, si l’accusation des pseudos opposants était vérifiée, rien dans le fond ne retenait les députés du Bmp à livrer Komi Koutché à la Haute Cour. Ils avaient la majorité et tous les arguments si tant est qu’ils tenaient à la personne de Komi Koutché. Ils pouvaient même le faire en considérant que l’intéressé aurait l’occasion de démontrer devant la Haute Cour de Justice qu’elle n’est pas compétente pour connaître de son dossier. Mais le Parlement comme ils l’ont démontré n’est pas une instance de règlement de comptes. Le cas Koutché n’est pas un cas isolé. Chaque fois, que les textes le permettront, les députés poseront l’acte approprié.  C’est donc sans partie pris qu’ils ont autorisé la poursuite de Djènontin, Yaya et autres.  On comprend donc que ces cas pour lesquels l’autorisation de poursuite a été accordée le méritent pleinement et que, désormais, les intéressés auront l’occasion de défendre leur honneur. Une fois encore, les députés du Bmp ont prouvé à l’opinion que le président Talon est un homme de justice.

 Abdourhamane Touré