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Le député Gildas Agonkan, invité de cartes sur table

Bilan de l’an 1 de gestion du pouvoir à l’ère du Nouveau départ, échec du projet de loi portant révision de la constitution, analyse de la dernière sortie du chef de l’Etat Patrice Talon. Ce sont quelques sujets abordés, hier dimanche 9 avril 2017, sur l’émission « Cartes sur table » de la radio Océan Fm par Gildas Agonkan, député de la Renaissance du Bénin (Rb).

« Le président de la République, Patrice Talon, devrait tirer des enseignements de l’échec de son Projet de révision de la Constitution ». Ainsi s’exprimait le député de la Rb, Gildas Agonkan, sur l’émission « Cartes sur table » de ce dimanche. Il estime que ses collègues députés qui ont voté contre ont fait rater une opportunité pour améliorer la loi fondamentale. Selon lui, la réforme n’avait aucune logique opportuniste ou de caporalisation du pouvoir, et méritait plutôt d’être améliorée lors de la phase d’amendement. Ce rejet poursuit l’invité, s’apparente à un blocage politique qui pointe une pression politico financière. « Je fais le constat que des politiques se sont mis dans le jeu. Le gouvernement a sous-estimé la force de frappe d’un certain nombre d’acteurs politiques qui n’ont pas encore digéré leur échec », déclare-t-il. Par ailleurs, Gildas Agonkan dénonce le comportement de la présidente fondatrice de la Rb qui a voté « pour » en commission et « contre » lors de la plénière, de même que certains élus qui se réclament de la mouvance, mais qui n’ont pas accompagné le mouvement. Il appelle de ce fait le chef de l’Etat à tirer les conséquences en procédant « à la rectification du Nouveau départ ». Gildas Agonkan estime que la sortie médiatique de Patrice Talon à travers l’entretien « A bâtons rompus » du samedi 8 avril dernier a été un succès. « Il aurait pu faire une telle émission il y a quelques jours, cela aurait pu dissiper les malentendus liés à certains aspects de la révision de la Constitution, notamment la question des magistrats, celle de la ratification des accords de prêts, de l’impunité du président de la République et des membres du gouvernement », indique-t-il. Il y a un déficit communicationnel sur les actions du gouvernement au cours de la première année de gestion du pays. Pour Gildas Agonkan, il est trop tôt de tirer des conclusions, lorsque le chef de l’Etat affirme « qu’il avisera en 2021 ». « Il reste encore quatre ans pour le mandat et beaucoup de choses peuvent se passer avant cette échéance », conclut-il.
 Marcus Koudjènoumè