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ANACARDEFace à la léthargie de la filière anacarde au Bénin, certains acteurs ont décidé de mettre en place un creuset pour la relance du secteur. D’où le Collectif des acteurs portuaires de la filière noix d’anacarde et autres produits tropicaux et agricoles (Capfinapta) du Bénin qui a été porté sur les fonts baptismaux, jeudi 26 octobre à la Cccib.

La filière anacarde doit renaître de ses cendres. C’est le combat qu’entend mener le Collectif des acteurs portuaires de la filière noix d’anacarde et autres produits tropicaux et agricoles (Capfinapta). Cette association qui vient de naître veut apporter une révolution dans le secteur. Ayant pour leitmotiv d’apporter du sang neuf à la filière noix d’anacarde, le Capfinapta se dit prêt à aider le gouvernement du Nouveau départ à atteindre la production record de 400.000 tonnes d’ici les cinq prochaines années. L’ambition est noble, et les membres de cette organisation sont plus que jamais décidés à faire des propositions concrètes aux autorités administratives, chaque fois que le besoin se fera sentir. Entre autres idées novatrices, ils préconisent au président Patrice Talon d’utiliser la méthode de son homologue rwandais ; laquelle consiste à lancer les projets à l’état brut quitte à apporter les corrections au fur et à mesure du développement du programme. C’est pourquoi, a déclaré le président Fiacre Lanlènou, la première étape consistera à lancer les pépinières avec 500 jeunes encadreurs, en promouvant les variétés améliorées, à fort rendement récoltables en 5 ou 6 mois. Ainsi, le Bénin aura transformé ses plantations en forêt d’acadjou, avec d’autres nouveaux sites. « Cette méthode a déjà fait école au Nigeria et en Côte d’ivoire, et leur a permis d’atteindre respectivement des productions record de 600.000 et 700.000 tonnes », a-t-il précisé. Egalement, le Capfinapta souhaite la mise en exploitation de la Vallée de l’Ouémé, la plus riche après le Nil, afin que la nation toute entière puisse en tirer profit. « Votre projet de lancer des milliers de jeunes avec du matériel agricole adéquat dans la Vallée de l’Ouémé doit être mis en branle afin que le Bénin puisse atteindre ses objectifs d’autosuffisance alimentaire », a-t-il lancé à l’endroit du chef de l’Etat. Présent à la cérémonie d’installation, le Haut conseiller de la République au Conseil économique et social, Nazaire Dossa, a prodigué de sages conseils à la jeune association. Eds associations sœurs ont aussi défilé au pupitre pour dire leur joie d’accueillir le nouveau-né.

 Joël Samson Bossou