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Selon Adrien Houngbédji, il n’y aura pas de guerre entre l’Assemblée nationale et la Cour Constitutionnelle

« La guerre des institutions n’aura pas lieu ici » ! C’est à travers ce propos que le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, a balayé du revers de la main les rumeurs faisant état de  mésentente entre l’institution parlementaire et la Cour constitutionnelle. L’absence de Théodore Holo lors de l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée nationale le lundi 09 avril 2018 était devenue l’objet de toutes les critiques avec de diverses interprétations de la part des mauvaises langues. C’est d’ailleurs pour répondre à ceux qui tentent d’opposer la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale qu’Adrien Houngbédji, à l’occasion de son discours d’ouverture de la session, a clamé qu’il n’y aura point de guerre, entre les deux Institutions. « Je sais d’expérience que les pyromanes mettront de l’huile sur le feu, et que dans les prochaines semaines, les recours fuseront de partout et de nulle part, pour hâter cette déstabilisation. Devant cette perspective, je voudrais nous inviter à la sagesse », a exhorté le président Houngbédji. Il a fait savoir que la Constitution est la clé de voûte, la Loi fondamentale du Bénin, nul n’est au dessus d’elle. Le juge constitutionnel est chargé de veiller à son respect. « Certes, nous découvrons qu’à l’occasion de son office, il peut même écarter une loi, tenir en échec le Règlement intérieur, se substituer à la Constitution elle-même en l’interprétant. Ses décisions sont sans recours, car elle est infaillible dans son interprétation », a rappelé Me Houngbédji avant de poursuivre « Nous ne le savions pas et il n’est pas sans intérêt, pour aujourd’hui et pour demain, que le juge nous le rappelle. Je nous exhorte donc à nous exécuter. Sans débat. La guerre des institutions n’aura donc pas lieu ici ». Ces bouts de phrases viennent tourner définitivement la page de la supposée mésentente entre l’Assemblée nationale et la Cour constitutionnelle. Il est donc clair que la guerre tant attendue n’aura pas lieu, s’il est compris des deux parties que le respect des textes que l’on s’est soi-même donné, est sagesse.

MA