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brice-houssouL’émission « Zone franche » de Canal 3 Bénin a reçu, le dimanche 21 mai 2018, l’avocat au barreau du Bénin, Brice Houssou. Il s’est prononcé sur plusieurs sujets de l’actualité notamment la relecture du Code de procédure pénale actuellement en cours au Parlement. 

Donner son avis sur la relecture du Code de procédure pénale en cours à l’Assemblée nationale. C’est la tâche à laquelle s’est livré Brice Houssou, avocat au barreau du Bénin, le dimanche 21 mai 2018 sur l’émission « Zone franche » de Canal 3 Bénin. A l’avis de l’invité, la mesure, telle qu’elle est proposée actuellement, vient à point nommé. « Je pense que c’est une bonne réforme, nous en avons besoin. Je l’approuve. Elle permettra l’avancée de la justice et la consolidation de la démocratie », a-t-il laissé entendre. Grâce à cette réforme, la Cour de répression des infractions économiques et de la cybercriminalité sera créée et la Cour d’assises disparaîtra. Selon l’ancien journaliste, il est grand temps qu’on relise le Code de procédure pénale. Cependant, il revient aux élus du peuple de l’étudier et de l’analyser par rapport à la situation actuelle du pays afin que cela contribue au développement. « J’invite les députés à jouer leur partition afin que le texte soit conforme aux aspirations du peuple », a-t-il laissé entendre. Pour ce faire, Brice Houssou a formulé le souhait d’associer tous les acteurs de la justice et même les citoyens afin que la formule retenue dans le cadre de la modification du Code de procédure pénale soit consensuelle. Il n’a pas manqué aussi d’inviter les Béninois à accepter les réformes, car a-t-il indiqué, il faut qu’on révise les textes au fur et à mesure que  la situation socio-économique du pays évolue. Face aux questions des journalistes  de savoir les raisons pour lesquelles certaines lois ont du mal à être mises en œuvre, l’avocat a rappelé que leur application est toujours confrontée à des difficultés. «  Elles sont pour la plupart, liées à la mauvaise foi des praticiens et au contenu des textes », a-t-il déploré. Il a, par ailleurs, abordé la question des grèves récurrentes dans le secteur de la justice, la nomination des membres de la Cour constitutionnelle, l’installation du bureau du Cos-Lépi et le scandale de la construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale.

 Mohamed Yasser Amoussa

(Stag)