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Abdoulaye-Gounou
Pour le député Abdulaye Gounou, la relecture est à l’étape embryonnaire

La relecture du Code électoral suscite de vives réactions. Existe-t-il ou non un texte déposé sur la table des députés pour l’étude ? Mardi 05 juin 2018, le député Abdoulaye Gounou a apporté des clarifications sur Océan Fm.

Océan Fm : Depuis quelques jours, il est véhiculé au sein de l’opinion quele Code électoral objet de relecture ne serait pas encore au niveau du Parlement. Que retenir de cette actualité ?

 Abdoulaye Gounou :En réalité, il y a un nouveau code électoral en préparation. Mais, à ce jour, la Commission des lois n’est pas encore saisie du dossier.

 Cette relecture est l’initiative de qui ?

 C’est initié par les députés eux-mêmes. Comme il s’agit d’un Code électoral, cela se fait très souvent dans le cadre d’une concertation.

Il y a combien de députés qui travaillent sur ce document ?

 Je ne pourraipas dire très exactement le nombre de députés qui travaillentsur le document. Seulement,je fais partie de ceux qui travaillent sur l’avant-proposition de relecture, puisque je suis juriste de formation et que ce sont des questions qui m’intéressent à plus d’un titre.

 Est-ce-que tous les députés qui travaillent sur le document sont membres du Bmp ?

 C’est une question très personnelle. D’abord, très souvent pour les lois, c’est un groupe de députés qui prend le devant, qui prépare le texte et puis le balanceaux autres.Et en définitive, la loi porte le nom du députéqui l’a initiée.

 Dites-nous Mr Gounou, dans quel circuit se trouve actuellement cet avant-projet ?

 C’est toujours dans les coulisses du Parlement, ce n’est pas encore un document officialisé.

 Quand est-ce-que cela va atterrir sur la table des députés ?

 Je ne s’aurais vous le dire très exactement. Pour ce que je sais, c’est entre les mains des autres collègues qui sont concernés. Donc, chacun est en train d’apporter sa touche. Sinon, le document n’est pas l’initiative d’un individu.C’est encore à l’étape de concertation.

 Le dossier est dans les coulisses, mais ça suscite des inquiétudes. La Coalition pour la défense de la démocratie dénonce,par exemple,le point suivant : « Pour être candidat à une élection, il faut demeurer sur le territoire national de manière continue pendant un an ». Leurs inquiétudessont-elles légitimes ?

 C’est une ancienne disposition qui existe dans le Code en vigueur. Donc, ce n’est pas un article nouveau.

 Est-ce-que l’actualisation du fichier électoral pourrait se faire sans les députés siégeant au Cos-Lépi ?

 Je vous demande de patienter. Lorsque le texte sera sur la table des députés, on pourra valablement en débattre de fond en comble. Il n’est pas intéressant de discuter sur un texte qui n’a pas encore pris corps.

 Les législatives sont prévues pour l’année prochaine. La précampagne semble avoir démarré.L’électeur et les candidats aimeraient savoir à quoi s’en tenir et ils s’inquiètent ?

 C’est toujours comme cela, qu’ils s’impatientent.

 Vous comprenez au moins ces appréhensions ?

 Si c’étaient fondées.

 En clair, vous ne voulez pas évoquer les innovations contenues dans ce document ?

 De toutes les façons, on y reviendra dès que le document sera disponible.

 On ne sait donc pas si le Code électoral sera révisé avant les législatives de 2019 ?

 Si le Code sera révisé, ce serait six mois avant les échéances électorales, selon les conditions de la Cedeao.

 On est en juin, alors que les élections se tiennent en mars 2019. Est-ce-que cela n’est pas trop juste, selon vous ?

 Le calendrier appartient au bureau de l’Assemblée nationale.

 Propos recueillis par Rachida Houssou