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élèvessecondairesLe premier round de négociation entre gouvernement et syndicat de l’enseignement a eu lieu ce jeudi 22 octobre à l’Infosec de Cotonou. Le processus d’élaboration et d’adoption des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire était le seul point inscrit à l’ordre du jour. Les deux parties se sont quitté dos à dos. La prochaine rencontre est prévue pour mardi prochain. Le vice premier ministre en charge de l’enseignement supérieur François Abiola à la sortie des négociations invite les enseignants à être patient en attendant qu’une solution soit trouvée à la crise qui secoue actuellement l’école béninoise. « Lorsque vous aviez des statuts, il y a un coup et par rapport à ce coup, il y a des analyses qui sont entrain d’être faite au niveau du ministère de l’économie et des finances qui va nous proposer les différents scénarii et mardi, nous allons regarder ces scenarii » à déclaré le ministre. Maxime Okoundé, porte parole du Front d’action des syndicats des ordres de l’éducation a estimé pour sa part que la reprise des négociations ne suspend pas le mouvement de grève des enseignants. « Nous, on ne lâchera pas le terrain jusqu’au moment où ils vont signer le papier » a-t-il fait remarqué. Pour le syndicaliste, le gouvernement fait du ‘’dilatoire’’ en évoquant l’argument d’incidence financière que pourra occasionner la signature du statut particulier des enseignants. « Nous n’avons jamais réclamé qu’on nous applique toutes les mesures d’un trait, l’affaire d’incidence est un faux débat. Qu’ils nous signent d’abord le document et ensuite repartir les avantages à court, moyen et long terme » propose Maxime Okoundé.

Marcus Koudjènoumè