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rentréeDans les écoles et collèges, le phénomène s’est développé outrageusement au nez des autorités en charge de l’éducation. Mais, avec la détermination du chef de l’Etat, les Travaux dirigés, communément appelés TD, exécutés en violation des règles qui régissent l’enseignement au Bénin, n’auront plus droit de cité.
La récréation est terminée ! Aucun collège et école n’est autorisé à organiser des Travaux dirigés à partir de la rentrée 2017-2018. Ainsi en a décidé le conseil des ministres du 30 août 2017. Cette décision est intervenue suite au constat alarmant observé sur le terrain. En effet, la pratique des Td est devenue une norme dans les écoles. Les mêmes enseignants qui encadrent les enfants en classe sont encore ceux qui organisent les travaux dirigés, faisant dépenser les parents et empêchant enseignants et élèves de disposer d’un temps de repos indispensable au bien-être. Pire, ce sont les locaux des écoles et collèges qui sont utilisés à des fins de commerce. Les parents d’élèves et les acteurs du système éducatif ont exprimé leur désir de voir la fin de cette pratique. Les responsables d’établissement sont désormais mis devant leurs responsabilités et doivent veiller à ce que la mesure gouvernementale soit respectée. Toutefois, les enseignants qui, par soucis de conscience professionnelle, organisent des séances de rattrapage à l’intention de ces apprenants afin de finir le programme d’étude, ne sont pas concernés par la mesure.

Le cri de cœur des acteurs écoutés

Depuis des années, des acteurs du système éducatif se sont levés pour demander à l’Etat de prendre ses responsabilités. Mais le régime du Changement, qui était toujours dans la propagande, n’a pas été capable de prendre une décision aussi courageuse pour la survie de l’école. Le président Patrice Talon vient de sauver l’école béninoise de l’un de ses problèmes. Un système éducatif, c’est des normes et aucun gouvernement ne peut accepter transgresser cela. Patrice Talon et son gouvernement viennent de démontrer qu’ils sont à l’écoute des parents.

Armel Nelson Avadémey