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fournitures .......La rentrée scolaire pour le compte de l’année 2018 – 2019 s’approche à grands pas. C’est le 17 septembre 2018, qui est choisi par le gouvernement béninois. Les kiosques de vente des fournitures scolaires ont déjà ouverts leurs portes. Mais l’affluence n’est pas au rendez-vous.

Il est 10h ce lundi 10 septembre 2018. Nous sommes au carrefour Abattoir à Cotonou. Les stands de vente de fournitures scolaires qui se trouvent à cet endroit sont moins affluents. L’enthousiasme n’est pas au rendez-vous. Les vendeurs en attente des clients, hument l’air. « La vente de cette année a vraiment chuté, sinon l’année dernière déjà à deux semaines de la rentrée, les parents sortent massivement or cette année à une semaine de la rentrée les stands ne s’animent pas » nous a confié le sieur Zinsou, un des vendeurs. Même son de cloche au niveau de dame Aguiar, une vendeuse se trouvant dans les environs. Pour elle, les clients ne se manifestent pas comme les années précédentes. Plusieurs stocks de cahiers, de sacs, des livres et beaucoup d’autres fournitures scolaires sont encore visible dans les différents stands de vente. A l’en croire, la morosité économique qui secoue le pays actuellement en serait la cause. Cependant, elle garde tout de même espoir jusqu’à la veille de la rentrée des classes. Du côté des parents rencontrés dans la ville, chacun évoque ses raisons pour expliquer cet état de choses. Pour Mme HOUNDJO, « ce sont les problèmes financiers qui retardent l’achat des fournitures scolaires pour mes enfants ». L’expression « le pays est dur » s’entend de beaucoup de bouches de parents d’élèves. Dame Solange elle, a préféré utiliser l’argent qu’elle avait pour faire l’inscription et la réinscription de ses enfants afin que ces derniers puissent avoir accès à une école pour la suite de leurs études. Il a été renchéri par Mr Zanminnou, rencontré sur un des stands à Cotonou. Pour lui, c’est une habitude de venir faire ses achats deux semaines ou trois semaines avant la rentrée scolaire. Mais cette année l’argent lui a fait défaut. Raison pour laquelle il est venu une semaine avant. Selon lui les prix sont restés standards comparativement à l’année dernière. Tout en profitant de l’occasion, il a exhorté tous les parents d’élèves à faire le même geste que lui pour s’acquitter de leurs devoirs de parent.

Hanif Sagbohan et Gloria Houngbe ( Stag)