Spread the love

CamelleJournaliste de formation, Carmen Toudonou exerce depuis une dizaine d’années à l’Ortb. Sa passion pour l’écriture et l’art l’a amenée à embrasser la carrière d’écrivain. Promotrice du concours « Miss littérature », elle a lancé depuis quelques mois un coffret de trois ouvrages. Dans une interview qu’elle nous a accordée,  l’écrivaine nous parle de ses ouvrages et de ses attentes.

Le Matinal : Bonjour Carmen Toundonou. Journaliste de profession, vous êtes aussi une passionnée de la plume. Que peut-on retenir de votre actualité bibliographique ?

 Carmen Toudonou : J’ai récemment organisé la dédicace de trois nouveaux ouvrages. Il s’agit d’un recueil de nouvelles intitulé  »Carmen Fifonsi Aboki  (Cfa) », d’un livre pour enfants dénommé  »Le lionceau et le papillon » et d’un essai  »Le vert, le rouge et le noir ». C’est trois ouvrages ont été présentés le 21 juillet à Cotonou. Ils ont été publiés aux éditions Vénus d’Ébène à Cotonou.

 Dites-nous que peut-on retenir concrètement du contenu de ces ouvrages ?

– Le recueil de nouvelles  »Carmen Fifonsi Aboki  (Cfa) présente douze nouvelles axées autour de thématiques diversifiées telles que les addictions, le fanatisme religieux, les phénomènes paranormaux, etc… C’est le tout premier recueil de nouvelles que je publie. Je dois dire que la nouvelle est mon genre de prédilection,  et ce n’était donc que justice que je publie enfin des nouvelles.  »Le lionceau et le papillon » est un livre destiné aux enfants, à partir de 6 ans. L’on peut, par ailleurs, donner ce livre à  des enfants plus jeunes, qui pourront se divertir en regardant les images d’animaux. Cet ouvrage,  tout en couleurs, est illustré par le dessinateur Alexandre Kossoko. Il raconte l’histoire d’une girafe un peu tête en l’air, qui met le roi Lion Kinikini en colère,  parce qu’elle ose offrir une chenille à son fils Kinikinivi-le-fils-de-kinikini. Heureusement, tout cela se termine dans la bonne humeur. Ce livre a un caractère divertissant, mais également didactique, car il permet aux enfants d’acquérir beaucoup de connaissances sur les animaux de la brousse.  »Le vert, le rouge et le noir » est un essai qui porte le sous-titre  »sémiologie des grades et appellations dans l’armée de terre béninoise ». Il s’agit de la restitution de deux années de recherche dans le domaine de la linguistique.  Ce livre intéresse aussi bien les militaires que les civils. Il fait une typologie des grades dans l’armée de terre, et permet de comprendre les logiques sociales au-delà de la symbolique militaire. Il sera bientôt suivi d’un autre qui portera sur l’ensemble des Forces armées béninoises.

 Quelle est alors l’intention de l’auteur que vous êtes ? Pour être plus précis, pourquoi de tels ouvrages littéraires ?

– Comme je le disais tantôt, je suis passionnée de la nouvelle, et je me réjouis d’avoir enfin publié un recueil dans ce domaine. Je crois qu’il ne sera pas le dernier. Pour ce qui concerne le livre pour enfants, je dois dire que mon petit neveu, qui vient juste de réussir au baccalauréat avec une mention  »bien », quand il était tout petit, j’ai pris l’habitude de lui lire ou de lui raconter des histoires les soirs. Et comme nous avions fini de lire tous les livres de contes de la maison, je me suis mise à forger des histoires pour nourrir son imagination. C’est comme cela qu’est né le personnage de  »Sissi la girafe ». J’ai eu à broder un certain nombre d’histoires autour de cette sympathique jeune dame, un peu dispersée,  mais toujours enjouée.  »Le lionceau et le papillon » est l’une des histoires créées au gré de mon imagination, devant les yeux émerveillés d’un enfant de 5 ans.

 D’où-vient cette inspiration?

– Je m’inspire en général de mon quotidien. L’écrivain, en tous cas moi, je suis quelqu’un de rêveur. J’écoute souvent les histoires qui se racontent autour de moi, puis j’essaie de rechercher des logiques inattendues, des fins surprenantes aux processus. Je fais en sorte de déformer le réel, de le soumettre au prisme de mes caprices de créatrice pour en faire des récits aboutis, esthétiques et plaisants. Et puis, parfois, les histoires viennent purement de l’imaginaire. Simplement, écrire est pour moi un besoin quasi vital que j’assouvis avec bonheur.

 Pourquoi avez-vous choisi le genre romanesque?

– Je n’ai pas choisi le genre romanesque pour ces trois derniers ouvrages. Jusqu’ici, je suis auteur d’un seul roman,  »Presqu’une vie ». Le choix du genre s’impose en général, en fonction surtout de l’histoire que l’on veut raconter, de sa longueur, du public-cible, de la nature de l’histoire (fiction ou réalité), etc. Par ailleurs, je dois souligner que je travaille actuellement sur deux romans, un recueil de nouvelles et un recueil de chroniques littéraires.

 Votre mot de fin

– Je vous remercie vraiment pour l’intérêt accordé à mon travail. Par votre biais, je voudrais remercier tous les collègues journalistes qui m’accompagnent depuis le début de ma carrière littéraire. Mon appel va à l’endroit des parents : je les encourage à offrir des livres à leurs enfants pour leur donner très tôt la passion de la lecture. En ce qui concerne les autorités, je les remercie pour tout ce qu’elles font en faveur des écrivains et du livre, et je les encourage à persévérer.

 Propos recueillis par Mohamed Yasser Amoussa

(Stag)