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Femmes ParlementLe faible taux de représentation féminine au Parlement préoccupe le président de l’Institution. A son initiative, une conférence parlementaire sur le renforcement de la participation des femmes à l’Assemblée nationale a ouvert ses travaux jeudi 18 janvier 2018 à Cotonou. Occasion pour Maître Adrien Houngbédji et la première dame Claudine Talon d’indiquer la voie à suivre pour plus de députés femmes.

La deuxième personnalité du pays et la première dame sont plus que jamais engagés pour l’amélioration du faible taux de représentation féminine au Parlement. Présidant l’ouverture des travaux de la conférence parlementaire sur le renforcement de la participation des femmes à l’Assemblée nationale, les deux personnalités ont réitéré, hier, leur souhait de voir, à l’avenir, le Parlement béninois peuplé d’assez de femmes. Cette noble ambition ne pourra se concrétiser si toutes les sensibilités du pays ne sont pas associées à la chose. C’est pour cette raison que, contrairement au séminaire de Grand-Popo des 02 et 03 mars 2017 qui n’a réuni que de parlementaires, cette conférence qui prend fin ce jour connaît la participation de l’Institut de la femme, des Organisation de la société civile, des chefs religieux, des quatre femmes ministres du gouvernement du Nouveau départ, et autres. En invitant autant d’acteurs, l’enjeu selon Maître Adrien Houngbédji, est d’aider à opérer des choix judicieux pour promouvoir le rôle moteur du Parlement dans la participation féminine à la vie politique. Selon lui, les femmes ont moins de chances de suivre une formation, de nouer des contacts et de bénéficier de ressources nécessaires pour leur promotion politique. Se référant aux pays qui ont mis en place des mesures qui favorisent la candidature féminine à divers niveaux, il a préconisé les « quotas » pour briser les barrières sociologiques et politiques. « Les quotas obligatoires sont l’une des dispositions institutionnelles pour accélérer la promotion des femmes aux postes politiques », a-t-il indiqué.

 La 1ère dame plaide pour une discrimination positive

Pour la première dame, le thème de cette conférence ne nécessite aucun débat si ce n’est la recherche des dispositions les plus efficaces pour corriger ce phénomène qui a écarté la femme de la gestion de la cité. « Il n’y a pas de honte à corriger une faute pour remédier à une insuffisance qui ne relève pas de soi. Etablir d’autorité la parité ou tout au moins une meilleure représentation des femmes au sein du Parlement sans attendre que celles-ci en fassent leur affaire par la compétition serait d’un mérite historique pour les acteurs », a fait savoir Claudine Talon. Faisant le constat selon lequel la réserve, la timidité, le manque de confiance en soi, voire le sentiment de fatalité sont des facteurs qui inhibent leurs capacités face à la compétition politique, elle a préconisé le toilettage du Code électoral avant septembre 2018. « Grâce au nouveau code électoral que votera l’Assemblée nationale avant la prochaine élection, le Bénin sortira de la catégorie honteuse des pays à parlement misogyne », a-t-elle martelé.

 Joël Samson Bossou