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TALON-NOUVEAU-DESIGN
Les mouvements de grève s’intensifient sous Patrice Talon

Investi le 6 avril dernier, le président Patrice Talon semble avoir bénéficié d’une période de grâce qui, peu à peu, s’estompe. Depuis peu, les mouvements de débrayage et de déstabilisation foisonnent et prennent l’allure d’une fin de trêve sociale.

Beaucoup de bruit dans le pays. Le régime du président Talon fait face à la fronde sociale. Des grèves ici et là, des revendications dans plusieurs secteurs d’activité, des conflits naissant entre autorités de tutelle et administrés…, tout semble annoncer le début de la fronde sociale. En plus de la profonde crise qui secoue actuellement l’Université d’Abomey-Calavi, Patrice Talon doit maintenant faire face aux travailleurs du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche. Entre-temps, les enseignants, agents contractuels de l’Etat du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle ont revendiqué pour la reconnaissance de leur Capes obtenus à l’Ecole normale supérieure. A cela s’ajoute la grogne des conducteurs de taxi-moto du fait des difficultés d’ordre économique et de la cherté de la vie. Le Syntra justice, quant à lui, passe à l’offensive. Le mot d’ordre lancé par le Syndicat national des travailleurs de  la justice s’intensifie. Il passe de 48 heures à 72 heures. Les appelés du service militaire d’intérêt national se mettent aussi dans la danse. Se disant victimes des démagogies de l’ancien régime, ces appelés du service militaires du secteur de l’enseignement estiment qu’ils mènent une vie précaire pendant que leurs collègues de la santé ont été reversés. A la lecture de ces actes, il est juste de penser que, pour la plupart des acteurs de la société, la trêve sociale accordée au gouvernement de la Rupture est terminée. La pression s’intensifie sur le gouvernement du Nouveau départ. Beaucoup perdent patience et laissent circuler leur état d’âme. Aux chuchotements ici et là s’ajoutent les cris de détresse de la population dans la perspective d’un mieux-être économique et social.  Tout ceci s’accompagne d’une série de manœuvres orchestrées par les thuriféraires de l’ancien régime pour  polluer les esprits et les cœurs des Béninois en plein régime pour les pousser à l’affront. « Mercredi noir », « Bénin débout», ils se servent de la moindre erreur  pour invectiver sous prétexte que l’intransigeance qu’on n’observe pas soi-même est indiquée pour les autres.  Si la propension à faire capoter les esprits de tout un peuple pour se réserver la joie de « je vous l’avais bien dit » semble être une habitude béninoise, cinq nouvelles années gâchées sont très chères payées. Malgré tout, Le Messie, quant à lui, prend son temps. Loin de toute campagne médiatique, loin de tout tintamarre, le Chef de l’Etat avance dans cette submersion de revendications et de grève tous azimuts. Il faut espérer que tous ces mouvements n’entravent pas les nobles ambitions du chef de l’Etat pour la Nation et ne constituent pas des freins au Nouveau départ.
Jockvien Tchobo (Stag)