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GBEDANLes personnes interpellées pour des faits présumés de détournement de fonds dans le scandale des véhicules d’occasion ou encore Segub gate, ont été présentées hier mercredi au Procureur de la République, près le Tribunal de première instance, de première classe de Cotonou. Ensuite, leurs dossiers ont été transmis au magistrat instructeur, puis au juge des libertés et de la détention qui a prononcé des contrôles judiciaires assortis de cautionnement et des mandats de dépôt.

Un jour sans fin hier au tribunal de Cotonou. Une ambiance aussi particulière que celle des autres jours avec des interrogations sur les visages. En effet, l’arrestation le 15 novembre 2016 à Cotonou par la Police des personnes accusées de prévarication dans le cadre du scandale des véhicules d’occasion  a été suivie 24 heures plus tard de leur présentation au Procureur de la République qui doit examiner les dossiers pour orientation à donner. Ce sont plus de 20 personnes présentées au Procureur qui a transmis le dossier au juge d’instruction, lequel à son tour le juge des libertés et de la détention pour qu’il  soit statué sur les réquisitions du ministère public qui a requis contre les intéressés des mandats de dépôts et des contrôles judiciaires assortis de cautionnement. Au moment où nous mettons sous presse, les plaidoiries se poursuivaient et cette étape, n’avait pas fini de statuer pour que chacun connaisse  sa sentence. Par contre, on sait que le mandat de dépôt a été requis contre une demi-douzaine de personnes et le contrôle judiciaires avec cautionnement pour la grande partie des mis en cause. Il est vrai que certains sont sur la braise et risquent d’être privés de liberté, mais il est aussi vrai que seul le juge qui examine les dossiers est libre de suivre ou de ne pas suivre les réquisitions du ministère public. Cependant, selon l’avis de Me Alain Orounla Conseil de la défense, cette procédure relève d’un canular judicaire en ce sens que les qualifications pour lesquelles les intéressés  sont recherchés sont surréalistes. Par ailleurs, pour complément d’informations, le juge peut décider de la prorogation de la garde à vue des mis en cause dont Mathias Gbèdan.

A.T.