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cnsr-b-aMener des activités en vue de réduire le taux des accidents enregistrés, de jour comme de nuit, sur les axes routiers dans les villes et campagnes. C’est la mission assignée au Centre national de la sécurité routière (Cnsr). Dans le septentrion, plus particulièrement dans le Borgou-Alibori, le chef d’antenne par intérim de ce service s’échine à atteindre cet objectif. Hilaire Affoukou dévoile ici son plan d’actions à mettre bientôt en œuvre dans cette région du pays.
Les perpétuels cas d’accidents enregistrés chaque jour dans les villes et campagnes constituent un véritable  casse-tête pour Hilaire Afoukou, Chef d’antenne par intérim du Cnsr Borgou-Alibori. Dans un entretien à nous accorder, Hilaire Affoukou a déclaré que le Cnsr a pour mission de mener des activités en vue de réduire le taux d’accidents de la route au Bénin. « Et c’est à cela que nous nous attelons, de jour comme de nuit », a-t-il fait savoir. Selon lui, son service agit sur trois axes pour contrer les accidents de la route. Le premier axe, a-t-il précisé, c’est le matériel roulant. C’est vrai que son impact sur les accidents de la route n’est pas trop grand. Il est estimé à 10 % et c’est cela qu’on appelle le contrôle technique de véhicule. Le Cnsr étant une structure autonome, utilise cette ressource pour financer les autres activités. Au plan du contrôle technique des véhicules aujourd’hui, le Cnsr dispose d’assez d’équipements pour satisfaire sa clientèle. Dans les jours à venir, a-t-il annoncé, l’antenne régionale de Parakou procédera à l’installation des équipements modernes dans le but de satisfaire la clientèle dans le septentrion. Il s’agit des bancs de freinage et de bien d’autres équipements de pointe qui seront bientôt disponibles pour cette partie du pays. Pour lui, les lourds équipements entreposés au niveau du hall technique seront mis en service pour mieux servir la population. Le but visé, selon lui, est d’agir de façon préventive sur le banc de freinage. Cette initiative déjà mise en œuvre à Cotonou depuis des lustres va commencer ici à Parakou, a indiqué Hilaire Affoukou. Pour ce qui concerne les activités basées sur l’homme, la sensibilisation sera beaucoup plus accentuée sur le respect du code de la route. Il a fait savoir qu’au cours de l’année 2017, le contrôle technique va se poursuivre de plus belle sur tous les axes routiers. La lutte contre la divagation des bêtes va se poursuivre également dans les villes du septentrion. Il n’entend pas laisser seules les administrations locales, comme le fait déjà la mairie de Parakou, mener le combat contre ce phénomène. A cet effet, le 29 novembre dernier, le Maire de la ville de Parakou, Charles Toko, soutenu par le Préfet du Borgou Djibril Mama Cissé, a lancé une campagne de sensibilisation contre la divagation des bêtes. Il est même passé à la vitesse supérieure en ordonnant l’arrestation puis l’abattage des bêtes qui circulent allègrement dans la ville de Parakou. Pour le Chef de l’antenne Cnsr Borgou-Alibori, ces bêtes causent trop de dégâts. Car, a-t-il ajouté, ces animaux ne connaissent pas le code de la route. Il a apprécié à juste valeur la mairie de Parakou pour ses actions. Mais s’est désolé du comportement des populations qui, pour lui, n’ont pas encore compris le sens de cette opération. Il a pris l’engament de relayer ces actions salutaires de la mairie de Parakou par des programmes de sensibilisation pour que l’opération se mène également dans les autres villes du septentrion. Hilaire Affoukou a annoncé qu’en Janvier 2017, il sera aussi lancé une campagne de sensibilisation sur le coton. Pour cette activité retenue par le Cnsr, il sera question de parler non seulement aux acteurs principaux de l’or blanc que sont les producteurs, les transporteurs, les égreneurs, mais aussi aux populations de l’ensemble des communes productrices. A l’en croire, les différentes communications seront axées sur les règles à observer pour éviter les accidents et incendies. Il a fait remarquer que même les gaz d’échappement des véhicules occasionnent des incendies. Le chef d’antenne Cnsr a précisé qu’il y a un certain nombre de dispositions à prendre pour éviter les incendies. Cela permet de sauver les hommes, le coton et aussi les pertes économiques. Dans le cadre de l’accomplissement de sa mission, le Cnsr zone Nord du pays prévoit sillonner les usines d’égrenages afin d’expliquer, projection de films à l’appui, les dispositions pratiques à prendre pour éviter les incendies dans les usines. Par le biais des organes de presse, le Cnsr orientera les usagers par rapport aux axes routiers à emprunter lorsque des travaux sont en cours de réalisation sur des axes routiers. C’est le cas actuellement dans la cité des Kobourou où des travaux se poursuivent pour la construction de la traversée de la ville et de la voie de contournement de cette même ville. Tout cela permet, a expliqué le chef d’antenne Cnsr, d’éviter les accidents et les désagréments aux populations. « Les stationnements défectueux des gros porteurs et tout autre véhicule, nous en parlons et continueront d’en parler avec les transporteurs afin d’éviter les risques routiers », a-t-il déclaré. Selon lui, cette campagne de sensibilisation sera lancée dès janvier prochain. L’équipe du Cnsr Borgou-Alibori a aussi dans son plan d’actions, la descente sur les routes en construction pour échanger avec les entreprises chargées de la réalisation des travaux afin d’offrir ses prestations. Elle veillera pour que les panneaux de signalisation soient positionnés aux endroits convenables.
 Des obligations pour l’obtention d’un permis de conduire
 L’article 2 de l’arrêté ministériel des transports terrestres portant conditions d’obtention du permis de conduire les véhicules en République du Bénin stipule que « Nul ne peut conduire un véhicule pourvu d’un moteur s’il n’est titulaire d’un permis de conduire établi en son nom, délivré par le ministère chargé des transports et valable pour la catégorie à laquelle appartient ledit véhicule » Mais force est de constater que certains conducteurs indélicats foulent au pied cette disposition. Pour permettre l’application de cette mesure, le Chef d’antenne Cnsr Borgou-Alibori a lancé un cri d’alerte à l’endroit des parents d’élèves qui remettent les engins à conduire à des élèves qui n’ont pas l’autorisation de conduire une moto ».Pour Hilaire Affoukou, il faut avoir un permis de conduire de la catégorie A1 pour une moto dont la cylindrée est inférieure à 75 cm3.Et pour l’avoir, a-t-il indiqué, il faut obligatoirement être âgé d’au moins 16 ans. Lorsque la moto que vous aspirez à conduire est de cylindrée comprise entre 75 et 400 cm3, vous êtes tenus d’avoir le permis A2. C’est dans cette catégorie que se trouvent les tricycles. Le permis A3 est donné à ceux qui conduisent des motos au-delà de 400 cm3. Il concerne les motards et les grosses cylindrées. Le permis de catégorie B est destiné à la conduite des véhicules légers qui transportent des marchandises dont le poids total est de 3,5 tonnes. Mais si Béninois veut conduire à l’extérieur, au Ghana par exemple, il doit avoir un permis de conduire international », a-t-il fait savoir. Il n’a pas manqué de parler des infractions commises par les conducteurs sur les axes routiers. Les pénalités à payer par les usagers de la route qui sont responsables des infractions relatives à la règlementation varient entre 5 000 et 50 000 F Cfa, selon le cas de violation du code de route. « L’excès de vitesse en agglomération est une infraction dont le mis en cause paye 10.000 F Cfa. Lorsque le conducteur tient un portable au volant, il est passible d’une infraction l’obligeant à payer une somme de 20 000 F Cfa. Pour défaut de visite technique, l’amende est fixée au paiement du même montant. Lorsque vous avez un défaut technique sur le véhicule, l’amande c’est 5000 F Cfa. Le défaut d’autorisation de transport et le dépôt de dossier d’immatriculation sans apurement des frais de douane ou tentative de fraude à l’immatriculation et autres cas de fraude sont punis d’une amende de 50 000 FCfa chacune », a précisé Hilaire Affoukou. Par ailleurs, il, a conseillé aux usagers de la route d’être patients sur la voie. Car, au Bénin, certaines routes ne sont pas totalement bonnes. Il a parlé de l’absence à certains endroits des panneaux de signalisation. Pour lui, tous les voituriers doivent aller lentement puisque, l’excès de vitesse est préjudiciable. Son constat amer  est que sur les routes de Cotonou, Natitingou, Bembèrèkè, N’Dali, etc., les usagers sont pour la plupart analphabètes. « Il faut que les conducteurs roulent de manière modérée sur ces routes pour éviter les accidents. Il ne sert à rien de courir.»,  a exhorté Hilaire Affoukou qui a aussi déconseillé l’alcool au volant qui bloque les réflexes nécessaires à tout conducteur.
 Hervé Yotto