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policeetgendarmerieokAfin de mieux assurer la sécurité des Béninois sur toute l’étendue du territoire national, le gouvernement fait un gros effort financier en direction de la Police et de la Gendarmerie, deux corps bientôt fusionnés. La décision émane du Conseil des ministres du mercredi 21 décembre 2016. « Pour accroître les moyens des 321 unités opérationnelles de la Police et de la Gendarmerie installées sur toute l’étendue du territoire national, le Conseil autorise que chaque unité soit désormais dotée de ressources financières additionnelles gérées en propre, donc à la base, pour assurer la sécurisation des différentes localités», a déclaré le Ministre d’Etat Koupaki lors du point presse qu’il a animé à l’issue du Conseil des Ministres. A en croire le Ministre d’Etat, ce budget spécial, qui vient en complément aux  moyens classiques, renforcera les rubriques de carburants, des primes alimentaires journalières aux agents déployés, les fonds de patrouille. De même, il renforcera les ressources pour la maintenance des moyens roulants et apportera un plus au budget de fonctionne-ment de chacune des 321 unités opérationnelles de la police et de la gendarmerie. Tout ceci, en complément aux crédits déjà inscrits au budget national. Pour le gouvernement, la mise en place de ces moyens additionnels permettra aux unités d’accomplir leur mission sans tracasser les populations par des actes de rançonnement des usagers de la route ou de manœuvres de corruption. C’est pour cela que l’accent est mis  sur la nécessité d’une gestion transparente de ces ressources additionnelles, avec obligation de reddition de comptes. « Le Conseil informe chaque unité opérationnelle que toute dilapidation ou tout détournement de ces ressources seront considérés comme fautes lourdes et seront, bien entendu, sanctionnés avec la dernière rigueur. Le Conseil attire l’attention sur le fait que le Supérieur hiérarchique répond désormais de tout agent de sécurité indélicat, sauf à prouver qu’informé des faits de corruption ou de détournement, il a infligé à son subordonné la sanction prévue par les textes en vigueur », a précisé le ministre d’Etat.
A.T