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Syndicats2En attendant les résultats du baccalauréat, ceux du Certificat d’études primaires (Cep) et du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) en disent long sur les préjudices causés à l’Ecole béninoise par les mouvements de grèves intempestives des enseignants du secteur public.

28,63% et 64,44%. Ce sont les taux de réussite respectivement au Bepc et Cep 2018. Ces résultats ne sont pas reluisants compte tenu des cinq mois de grève dans l’enseignement public. Ces grèves intempestives et fantaisistes des syndicats du secteur de l’éducation ont eu des effets néfastes sur les résultats. Comment peut-on comprendre que sur neuf mois que compte l’année scolaire, on puisse consacrer quatre mois au débrayage et s’attendre à de meilleurs résultats ? On constate que ce sont les écoles et collèges privés qui ont obtenus les meilleurs résultats au détriment du public. Ce qui veut dire que sans le secteur privé, les résultats auraient été plus catastrophiques. Et pourtant, les enseignants du public sont les mieux lotis. Mais le constat est que ce sont les enseignants du public qui désertent les classes sous de fallacieux prétextes. Mais jamais, on ne voit les enseignants du privé abandonner leurs postes de travail malgré les conditions de travail pas très reluisantes. Cette forme de revendication qui consiste à abandonner les classes et les apprenants doit être repensée. Il faut alors se demander si les enseignants sont fiers d’avoir des résultats de ce genre. A cette allure, l’école publique risque de mourir si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités.

 Retirer le droit de grève comme à la justice

 Dans la recherche de solutions pour régler ce problème de débrayage qui se pose au niveau de l’enseignement public, plusieurs observateurs avertis pensent qu’il faut aller à la suppression du droit de grève aux enseignants. Pour redorer le blason du système éducatif, il est important que le gouvernement se penche sur la question. En effet, l’exercice de ce droit au Bénin a montré  qu’il a causé assez de torts à l’école béninoise. Cela permettra de ne plus avoir des années scolaires bâclées et sauver in extrémis. D’autres moyens doivent être trouvés par les syndicalistes pour revendiquer, mais il ne doit plus être question de fermer les écoles et collèges pour des revendications pécuniaires. Ils sont nombreux les  parents d’élèves qui ne demandent que ça pour que leurs enfants puissent avoir droit à une bonne éducation. L’état doit prendre ses responsabilités afin d’arrêter la saignée.

 Armel Nelson Avadémey