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Michel Boko (à gauche) et Patrice Sagbo ne sont pas satisfaits des résultats du Lcssa

Les résultats d’analyses sur l’intoxication du lac Toho suscitent des réactions. Michel Boko, spécialiste de l’aménagement et du système écologique, et l’Ong « Jinukun » ont souhaité une contre-expertise.

Le Laboratoire central de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments (Lcssa) a publié les premiers résultats obtenus des analyses suite à la récente intoxication des poissons dans le lac Toho. Mais, des réactions fusent déjà de toute part et mettent en doute ces résultats allant jusqu’à demander une contre-expertise pour déterminer les réelles raisons de la mort des milliers de poissons. Michel Boko, spécialiste de l’aménagement de territoire et du système écologique, s’est dit dubitatif par rapport aux résultats du Lcssa. Il a estimé qu’on ne s’aurait se baser sur un seul résultat pour en tirer des conclusions. « D’où l’importance d’autres analyses comparatives, parce qu’il s’agit d’une question de crédibilité », a-t-il déclaré. Patrice Sagbo, membre fondateur de l’Ong « Jinukun », pour sa part, pense qu’il faut avoir recours à plusieurs sources pour savoir là où se trouve la vérité. Selon lui, lorsqu’on va sur le terrain, il y a des points de vue contradictoires sur le même sujet et dans le même milieu. « Selon nos investigations, les prélèvements n’ont pas été faits dans le lac, mais plutôt dans les étangs privés où des poissons sontélevés. Alors que sur la berge, il se fait du maraichage avec des produits pesticides, a-t-il indiqué. A l’en croire, il n’y a jamais eu de mort de poisson dans le lac, mais dans les étangs piscicoles installés sur le lac. Ces réactions n’étant de nature à rassurer les populations, les autorités ont le devoir de clarifier la situation et pourquoi pas, ordonner une contre-expertise comparative pour lever les équivoques quant à cette affaire de mort massive de poissons.

 Donald Kévin Gayet

(Stag)