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Point FocacLes relations sino-africaines seront davantage dynamisées les prochaines années. Le dernier sommet tenu à Beijing du 3 au 4 septembre 2018 en est le témoigne. Face à la presse jeudi 13 septembre 2018, l’Ambassadeur de la Chine près le Bénin, Peng Jingtao, a fait le point des retombées du Focac 2018.

L’accompagnement du développement de l’Afrique par la Chine durant les trois prochaines années se fera à travers 8 initiatives majeures. Les principaux axes ont été dévoilés par le patron de la diplomatie chinoise au Bénin, Peng Jingtao au cours d’une conférence de presse jeudi dernier. Il s’agit premièrement, d’une initiative qui consiste à rehausser la production industrielle en Afrique. De façon précise, il sera question pour la Chine d’organiser sur son territoire, une foire économique et commerciale Chine-Afrique afin d’encourager l’Afrique dans ses efforts visant à réaliser la sécurité alimentaire d’ici 2030. Elle veut également mettre en œuvre 50 projets d’assistance agricole et fournir des aides humanitaires alimentaires d’urgence d’un milliard de Yuans aux pays africains sinistrés. La deuxième initiative vise à interconnecter les infrastructures. Dans ce cadre, la Chine a décidé de lancer avec l’Union africaine, l’élaboration d’un plan de coopération dans le domaine des infrastructures. Ainsi, elle soutiendra la participation des entreprises chinoises à la construction d’infrastructures en Afrique sous diverses formes comme celles d’investissements, de construction, d’exportation. Dans le même ordre d’idées, le partenaire africain exécutera avec l’Afrique, des projets prioritaires d’interconnexion et ouvrira plus de liaisons aériennes directes entre la Chine et l’Afrique. La troisième initiative vise la facilitation du commerce. Plusieurs produits africains autres que les ressources naturelles seront exportés en Chine dans cette perspective. A travers la quatrième initiative, la Chine, selon l’ambassadeur Pen Jing Tao, veut insuffler le développement vert. « La Chine a décidé de réaliser 50 projets d’aide à l’Afrique dans le domaine de l’écologie et de la protection de l’environnement », a confié le conférencier. L’objectif est de renforcer les échanges et la coopération en matière de lutte contre les changements climatiques, de prévention et de contrôle de la désertification et la protection de la flore et de la faune sauvages. A travers la cinquième initiative, l’Empire du Milieu a décidé de renforcer les capacités en échangeant les expériences avec l’Afrique en matière de développement. « Elle mettra en œuvre, un programme qui consiste à former pour l’Afrique, 1000 personnes compétentes et fournira à l’Afrique, 50 000 bourses d’études gouvernementales », a dévoilé l’Ambassadeur.

 Une place de choix à la santé    

 La santé fait partie des priorités dans la coopération sino-africaine. Dans le cadre de la sixième initiative, la Chine va renforcer 50 projets d’aide médico-sanitaire à l’Afrique et construira des projets phares tels que le siège du Centre africain de prévention et de contrôle des maladies et des hôpitaux d’amitié Chine-Afrique. Elle va aussi développer les échanges de coopération en matière d’information sur la santé publique, et réalisera des projets sur la lutte contre des maladies infectieuses comme la bilharziose, le Vih-Sida et le paludisme. Tout cela sera accompagné de missions médicales régulières qui seront envoyées en Afrique. L’avant dernière initiative a trait aux échanges humains et culturels. A cet effet, il est prévu de créer un Institut d’études sur l’Afrique et d’exécuter 50 projets culturels, sportifs et touristiques. En ce qui concerne la dernière initiative, la paix et la sécurité, Pen Jing Tao a fait savoir qu’un fonds de coopération Chine-Afrique pour la paix et la sécurité sera créé pour soutenir la coopération sino-africaine en matière de paix, de sécurité et de stabilité. Autant de retombées qui, selon l’ambassadeur, « seront matérialisées d’ici les trois ans à venir ». Et pour en arriver là, la Chine a mobilisé 60 milliards de dollars américains. Pour rappel, 3200 personnes dont 40 présidents, 10 premiers ministres, 1 vice-président, le président de la commission de l’Union africaine et le secrétaire général de l’Onu ont pris part à ce sommet qui augure d’une coopération radieuse.

 Serge Adanlao