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patrice-talon2Il a vaincu l’adversité. Miraculé, le chef de l’Etat a signé son grand retour à l’Eglise Notre-Dame pour le culte du dimanche 9 juillet 2017. Il était sur pied, détendu et souriant.  En tout cas, c’est une bonne nouvelle pour les Béninois, qui espèrent que le Pag devienne une réalité.
Sous d’autres cieux et dans un passé récent, ce sont les tam-tams, les chants et danses, dans un vacarme insupportable à l’entendement et à l’esprit humain, qui auraient salué dimanche 9 juillet 2017, Patrice Talon à l’Eglise Notre-Dame à Cotonou. Mais, l’homme n’est pas de cet acabit. Ce retour est d’autant plus significatif, qu’il intervient après une courte absence, mais qui a fait jaser et faire faire couler beaucoup d’encre et de salive. Les prophètes du malheur espéraient déjà le pire. Mais, apparemment, il va falloir attendre. Requinqué, les ennuis de santé transcendés et mis à part, Patrice Talon reprendra pleinement sa place dans l’arène politique Car en réalité, les vrais gladiateurs n’ont d’autre choix que d’être au front, dans l’arène politique au cœur et au centre des enjeux du moment. L’animal politique, Patrice Talon,  avait  déjà montré sa détermination à gérer le pouvoir d’Etat au terme de la course qui l’avait amené au pouvoir le 6 avril 2016. Car, n’importe qui ne vient pas de trois années d’exil, pour remporter, dans les circonstances qu’on sait, une élection présidentielle. Il fallait avoir beaucoup de ressources et être dans  des dispositions psychologiques assez solides, et parfois surhumaines,  pour le faire. A cela s’ajoute un bon portefeuille financier et de l’entregent.  Il a transformé vaillamment l’essai, et montré de belles perspectives. Certes, le projet de révision de la Constitution qu’il a défendu n’a pas prospéré. Malgré, les belles intentions contenues dans le nouveau texte, beaucoup n’y avaient pas cru. Problème de timing, ou mauvaise communication autour du projet ? Les analystes politiques diront les deux. Toujours est-il que cet échec a été une véritable révélation pour le chef de l’Etat,  qui sait désormais qu’en politique il faut, parfois,  composer avec la mauvaise foi de nombreux adversaires tapis dans l’ombre. Ce qui, à en croire ses déclarations, n’a pas émoussé ses ardeurs de réformiste. Patrice Talon, comme le dit souvent ses propres adversaires, n’a pas réussi dans les affaires par hasard. Il sait ce qu’il faut comme détermination et hargne pour  changer  le visage d’un pays, embrigadé  dans un conservatisme anachronique et dans des pesanteurs sociologiques les plus archaïques. D’où l’opération d’embellissement du cadre de vie des Béninois. Malgré les craintes de certains, malgré l’excès de zèle d’autres, l’opération de déguerpissement a réussi par emporter l’adhésion de la population. En attendant la suite, tout le monde sait désormais, qu’avec le Pag, le pays peut changer, son économie prospèrera, et conséquemment les conditions du mieux-être seront créés.
 Etre maître du temps et de l’horloge
Il est souvent dit par les commentaires politiques, d’Emmanuel Macron, le jeune président français, qu’il semble être maître du temps et de son horloge. L’une des raisons qui justifient ce commentaire, c’est l’aplomb dont il fait montre dans la gestion des affaires de l’Etat. Mais, plus que ce trait de caractère personnel, c’est la réussite qui l’accompagne. Ici, sous nos tropiques, avec les péripéties de la vie politique béninoise, et dans une moindre mesure, on est en passe de croire, que le président Patrice Talon, est lui aussi maître de son temps et de l’horloge. Du moins, depuis l’avènement du régime du Nouveau départ, l’homme a imprimé sa marque à la gestion des affaires publiques. Loin la pagaille et  le bruit qui avait régnés sous l’ancien régime, Patrice Talon, dans une discrétion qui frise parfois l’immobilisme, a réussi la prouesse de faire redémarrer la machine économique.  Ce ne sont pas les producteurs du coton qui en diront le contraire. Le reste augure du meilleur. Entre-temps alité ou convalescent, l’animal politique  va reprendre du poil de la bête, et se mesurera aux nouveau défis de son quinquennat.
W.N