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L’année 2015 aura marqué comme les autres années des personnalités. Les faits majeurs de cette année des élections législatives, communales, municipales et locales et en même temps une année précédant l’élection du président de la République, a enregistré le rappel à Dieu du président Mathieu Kérékou. Sa disparition le 14 octobre ainsi que ses obsèques qui se sont déroulées à Natitingou le 12 décembre, après des hommages officiels nationaux qui lui ont rendus entre le 9 et le 11 décembre de Cotonou à Natitingou en passant par de grandes villes, ont retenu l’attention de plusieurs personnalités.
BADIROU-AGUEMONBadirou Aguèmon sur l’élection du président de l’Assemblée nationale: « C’est une victoire du peuple tout entier »
Le Matinal : Pour vous l’élection du président Adrien Houngbédji à la tête du parlement béninois, c’était une victoire du Parti du renouveau démocratique ?
Badirou Aguémon :L’élection de maître Adrien Houngbédji, ce n’est pas une victoire du Parti du renouveau démocratique, c’est une victoire du peuple béninois tout entier. Comme vous le savez le président Houngbédji a été toujours un homme politique qui a toujours prôné la paix pour notre pays le Bénin. Certes, il est le président du plus grand parti politique du Bénin qui est dans l’opposition. Mais tout le monde sait que le président Houngbédji a toujours fait une opposition constructive, et son élection à un tournant de l’histoire de notre pays, à la tête de l’Assemblée nationale a été une victoire pour tout le peuple béninois. Puisque tout le peuple béninois s’attendait à une telle élection et vous avez vu vous-même que tout le peuple est resté en éveil jusqu’à 07h du matin pour applaudir son élection à la tête de l’Assemblée nationale du Bénin.
 En claire, ça n’a pas été une surprise ni pour vous au Prd ni au sein de l’opposition réunie ?
 Pour nous qui étions, qui sommes en fait de l’opposition, ça n’a pas été une surprise. Tout avait été bien préparé, c’est vrai qu’on avait en face de nous la mouvance présidentielle qui voulait à tout prix prendre la tête du perchoir de l’Assemblée. Mais ce n’était pas donné gagnant dans un camp ou dans l’autre. On s’attendait quand même qu’au finish, que ce soit le président Houngbédji qui soit élu et c’est ce qui a été fait par la volonté de Dieu.
Alors, on aurait peut-être pu choisir quelqu’un d’autre au sein du Prd qui on le rappelle a eu à engranger 10 députés à l’issus des législatives du 26 avril, qu’est ce qui a entre autre jouer ?
Vous savez, au niveau du Prd, on ne pouvait pas choisir une autre personne. Tant que le président Houngbédji est là, il reste le leader charismatique donc du Parti du renouveau démocratique et de toute évidence c’est lui qui doit quand même donner l’orientation donc c’est lui qui a été choisi au niveau de notre parti pour se présenter à la tête du parlement.Maintenant, au niveau de l’opposition tout entière, vous convenez avec moi que le vrai leader charismatique pouvant incarner cette opposition demeure encore maître Adrien Houngbédji et c’est à l’unanimité que toute la classe politique de l’opposition a choisi maître Houngbédji pour qu’il puisse conduire les destinés de l’Assemblée pour les quatre prochaines années.
 Qu’est-ce qui l’a amené à accepter d’être candidat au perchoir ? Etait-ce une façon pour lui d’entrer dans les records en tant que président de l’Assemblée nationale pour la troisième fois ?
 Non, à un moment donné, il avait même refusé. Je peux vous le dire en tant que membre de la direction exécutive du parti. Il avait même refusé d’avoir à se représenter en tant que député à l’Assemblée nationale. Mais nous lui avons demandé d’accepter la volonté donc d’abord de ses militants, d’aller  à ces élections législatives et dans la mesure du possible de conduire les destinés de l’Assemblée. C’est un homme d’expériences, c’est un leader charismatique que vous connaissez et c’est un homme d’Etat. Par conséquent c’est tous les leaders de l’opposition qui ont trouvé en lui l’homme capable de jouer ce rôle ; c’est ce  qui a été fait.
 A défaut d’être président de la République, on est président de l’Assemblé nationale !
 Le tout ne suffit pas d’être président de la République, c’est Dieu qui donne le pouvoir. Dieu n’a pas voulu que le président Houngbédji soit le président de la République. Mais il a quand même apporté un plus à notre Etat. Il a apporté beaucoup au Bénin. Je pense que la place qu’il occupe aujourd’hui ; ce n’est que le couronnement de tout ce qu’il a pu faire pour le Bénin, et c’est à l’unanimité que tout le peuple est content  de le voir au perchoir. Vous allez au Parlement,  il conduit tellement bien le Parlement, si bien que même ceux d’hier qui se disaient donc de la mouvance présidentielle, qui avaient peur de le voir au perchoir sont très heureux aujourd’hui de le voir conduire les débats à l’Assemblée nationale…
 C’est quoi sa ligne de conduite actuellement ?
 Le président Houngbédji reste toujours égale à lui-même il a été toujours un leader de l’opposition. Il est le premier leader de l’opposition de notre pays et vous le saviez bien. Il ne change pas, mais il a quand même en tête l’unité du pays, le rassemblement donc de tous les fils et filles du Bénin, donc ce qui fait qu’aujourd’hui, vous allez au Parlement vous constaterez que c’est un Parlement totalement bien géré.On ne sent plus la différence entre la mouvance présidentielle et l’opposition, et ça, on le doit au président Houngbédji. Allez interviewer tous les responsables donc de la mouvance présidentielle, ils vous le diront. Je dis c’est une chance pour le Bénin. Dieu n’a pas voulu qu’il soit le président de la République du Bénin mais aujourd’hui on ne peut pas parler du Bénin sans maître Adrien Houngbédji.
 Son élection a été très bien accueillie. Est-ce qu’il garde toujours la même cote de confiance au sein du Prd, au sein de l’opposition et au sein de la classe politique de façon générale.
 Vous le constatez si bien que nous sommes à deux mois de l’élection présidentielle. Et qu’est-ce que tout le monde attend ? On attend la décision de maître Adrien Houngbédji. Ça veut dire quoi ? Cela signifie qu’il demeure encore après tout, je ne vais pas dire l’homme providentiel, mais l’homme que tout le monde regarde, et dès qu’il sort, et qu’il donne une orientation, la majorité du peuple suit cette orientation. Donc, c’est une fierté pour nous en tant que membre du Parti durenouveau démocratique. C’est une fierté pour nous, mais nous sommes conscients d’une chose nous nous sommes ses lieutenants directs à la direction exécutive du parti et il est en train de préparer tout doucement la relève pour le Parti durenouveau démocratique et vous aurez les résultats dans les prochaines années.
 Le choix du Prdpour 2016 vous avez une idée là-dessus ?
 Attendez un peu vous aurez le choix dans les tout prochains jours.
 Pour 2016 qu’est-ce que vous attendez de la gestion du président Houngbédji sur ses engagements de dictature des textes et de ponctualité ?
 Mais vous savez, bien que n’étant pas proche ni dans le staff du premier ministre Koupaki, qui est en train de  prôner la nouvelle conscience pour notre peuple, je pense que le Bénin a besoin de la nouvelle conscience, et le président Houngbédji l’avait déjà dit dans son discours d’investiture. Aujourd’hui le Bénin a besoin de réformes majeures. Nous au niveau du parti du renouveau démocratique, pensons que celui qui doit gouverner ce pays doit être dans cette vision. C’est ça d’ailleurs qui fait qu’aujourd’hui, le Prd veut faire un choix de quelqu’un qui pourra aller vers ces réformes majeures pour notre pays. Ce sont réformes qui peuvent sortir notre pays de la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui et c’est ce que nous attendons de tous du prochain chef de l’Etat.
 Pensez-vous que dans les prochains mois, le président de l’Assemblée nationale, va s’engager davantage dans le financement des partis politiques comme il l’a évoqué lors de son investiture ?
 C’est pour ça que nous avons dit d’ailleurs qu’au niveau  du Prd nous avons pris l’option de ne pas faire de l’opposition au cours des prochains quinquennats en nous disant que tout en accompagnant le prochain chef de l’Etat, nous allons l’amener, l’accompagner dans ces réformes que nous avons tant souhaitées pour notre pays. Donc je pense qu’il est évident que le chef de l’état et le président de l’Assemblée nationale qui est quand même la deuxième personnalité de l’Etat puissent travailler la main dans la main pour conduire le Bénin vers la prospérité et vers le bonheur partagé qu’on a tant souhaité.
 Est-ce qu’il y a des lois sur lesquelles vous souhaiteriez que Me Adrien Houngbédji soit plus volontariste ?
 Vous l’avez déjà énoncer vous-même, ça nous tient à cœur tellement le financement des partis politiques, vous avez déjà vu comment nos partis politiques fonctionnent, c’est le fait qu’on ne finance pas les partis politiques qui a fait qu’aujourd’hui nous avons un nombre pléthorique de partie politique et aujourd’hui encore nous avons un nombre pléthorique de candidats aux élections présidentielles, donc il faut nécessairement faire ces réformes-là. Il y a des réformes qu’il faut faire par rapport à la transhumance au parlement, vous voyez, tout ça, il y a un certain nombre de choses qu’il faut prendre en compte pour que véritablement nous puissions sortir de l’état dans lequel nous sommes, c’est ce que je peux vous dire. Il faut nous suivre à l’Assemblée nationale et vous verrez que dans les prochains mois, il y aura beaucoup de changement au niveau du Parlement. C’est un parlement qui regorge des cadres compétents donc des gens capables d’apporter un plus pour notre nation.
 Réalisation Rèliou Koubakin
Corentin Kohoué, préfet du Mono-Couffo : « C’est la pro-activité de Yayi qui m’a marqué »CORENTIN-KOHOUE
Au nombre des grands faits de l’année 2015, la pro-activité du président de la République, Yayi Boni aurait le plus marqué le préfet des départements du Mono et du Couffo.
« Ce qui m’a le plus impressionné au cours de cette année 2015, c’est la pro-activité du président de la République Yayi Boni. Il a travaillé au cours de  cette année tout comme s’il est au début de son mandat. On était obligé de travailler avec lui. On a trouvé qu’en principe c’est sa dernière année. Il devrait  prendre de recul par rapport à tout ce qu’il a fait, puisque c’est son dernier mandat, mais il a travaillé comme s’il venait de prendre le Pouvoir.  Mais, nous avons fait  l’effort de suivre le rythme.  Les gens lui proposaient de se reposer mais il ne voulait pas cela. Nous aussi on ne se repose pas. Le commandement c’est 24h/24. On était toujours avec lui. On est égalementà la veille des élections. Nous devrons modérer nos comportements, nos propos et nos manières de voir les choses. Lorsque quelqu’un vous marche dessus, on peut demander pardon. Je souhaite une robuste santé au nouveau président de la République qui va  prendre le Pouvoir  en 2016. Je profite de l’occasion pour  demander à tous les Béninois de faire doucement en cette fin d’année. Il faut qu’ils soient sages sur nos routes ».
Propos recueillis par Claude Ahovè