Spread the love
ASHANTI-SOULEMANE
Le vice-président, Soulémane Ashanti a porté la parole de ses pairs

Les Conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) ont donné de la voix le jeudi 8 octobre 2015 à l’annexe de l’institution. Ils ont, au cours de cette rencontre avec la presse, exprimé leur colère contre le ministre en charge des finances. Lire la déclaration.

Déclaration

 Chers amis de la presse,

Je voudrais au nom des Collègues conseillers, vous remercier pour l’attention que vous portez à la situation qui prévaut au sein de notre institution commune depuis un moment. C’est pour cela que nous avons décidé de vous tenir informés de l’évolution de ce dossier.

Mais avant, je voudrais sincèrement remercier le Chef de l’Etat, Président de la République, Dr Boni Yayi, pour s’être personnellement saisi du dossier. C’est dans ce cadre que, le vendredi 02 octobre dernier, malgré son agenda national et international chargé, il nous a reçus pour des échanges fructueux.

Conformément à ce qu’il a promis, quatre jours après, cette volonté du chef de l’Etat s’est à nouveau manifesté au Conseil des ministres (Ndlr : du mercredi 07 octobre 2015) auquel le bureau de la Haac a été convié.

A cette occasion, des instructions fermes ont été données au ministre d’Etat en charge de l’Economie et des finances pour l’achat des véhicules de fonction des conseillers dans le délai d’une semaine.

Grande a été notre surprise de constater ce matin, lendemain du conseil des ministres, que le problème de véhicules de fonction a été noyé dans les problèmes généraux de l’Administration des autres institutions de la République.

Une volonté manifeste de fouler aux pieds les instructions, pourtant fermes, du Chef de l’Etat, qui est le dernier recours.

Face à ce brusque changement, les Conseillers expriment leur indignation.

Cependant, nous restons convaincus de ce que la volonté du Chef de l’Etat sera respectée.

 Je vous remercie.

 Koutché, l’homme fort !

En dehors du président de la République, le jeune ministre Komi Koutché, occupe la 3ème place dans la préséance après les deux ministres en charge des primatures. Son ministère relève des ministères de souveraineté. Du coup, il supplante déjà son compère, le ministre d’Etat chargé de l’enseignement secondaire, Alassane Soumanou Djimba. Dire que le professeur François Abiola et le premier ministre, Lionel Zinsou, devant certaines questions qui nécessitent l’accompagnement de Komi Koutché, seraient obligés, à défaut de lui faire allégeance de faire preuve de docilité, pour bénéficier de sa grâce. Les Conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication ont le sentiment que le ministre Koutché est décidé à triturer leurs nerfs dans le cadre de cette revendication d’achat de voitures de fonction. Les termes utilisés dans la déclaration ci-dessus montrent qu’ils sont partagés entre amertume et supplication. Le tout puissant Koutché doit à présent comprendre ce message de cœur, et traiter de façon spécifique, la doléance des conseillers. Auquel cas, Koutché aurait trahi la volonté du président Yayi. Et, on ne sait quand le locataire de la Marina se fâche, pour remanier le gouvernement…

 Jean-Claude Kouagou