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Le président de la République très attendu pour défendre son projet

Le gouvernement essuie ses premières sérieuses critiques. En cause, le projet de révision de la Constitution sur la table des députés. Cette fronde parviendra-t-elle  à faire changer au gouvernement sa vision et sa méthode ?

Apparemment, les nombreuses réformes proposées par le gouvernement et le Chef de l’Etat, Patrice Talon, ne plaisent pas à tout le monde. Soit. Mais, la salve nourrie de réactions presque vindicatives  qui a suivi l’envoi du Projet de révision de la Constitution à l’Assemblée étonne plus d’un et est hors d’entendement. Du coup,  le silence et la patience légendaires du président de la République sont mises à rude épreuve. Selon les observateurs, il se verra contraint de monter au créneau dans les prochaines heures,  pour clarifier les zones d’ombre et  pour apaiser les mécontents. Ce qui est sûr, jusque-là, le gouvernement n’a commis  aucune faute grave, ni aucun  sérieux faux pas. Ce qui actuellement  s’assimile à des revers à l’encontre de la politique menée répond plus de la mal compréhension. Deux options s’offrent donc au chef de l’Etat : maintenir le rythme des réformes, quitte à satisfaire les exigences de son peuple ou céder aux sirènes des mécontents dont les motivations intrinsèques ne sont autre chose que la déstabilisation du Nouveau départ. Car, en l’absence d’une opposition véritable à son action jugée plutôt salutaire et efficace, les affidés du régime défunt continuent de rouspéter. A force de ruminer en silence leur éjection du Pouvoir après une décennie d’incohérences et de pagaille, ils tentent de tirer les marrons du feu, comme on tire le diable par la queue. Plus sérieusement, pour ne prendre que deux exemples. L’opération de déguerpissement des espaces publics illégalement occupés, malgré certaines zones d’ombre, est une réussite.  Elle laisse augurer d’un bel avenir pour les villes qui devront être modernisées et reconstruites. L’épineuse question de la révision de la Constitution, quant à elle, n’est qu’un processus en cours. Rien n’est encore définitif. Le Parlement devra dire son mot avant que la Cour constitutionnelle ne s’en mêle définitivement.
 Aucune envie de rempiler
Mais, d’ici à là, que de salive et d’encre inutilement coulées. D’autres vont jusqu’à accuser le Chef de l’Etat d’intentions cachées, et de complot. Or, pour l’avoir suffisamment répété, tout le monde sait que Patrice Talon n’a aucune envie de rempiler. Pourquoi chercherait-il à  réécrire la Constitution à son avantage, alors qu’il est partant ici et maintenant ? C’est là que les détracteurs du projet vont trop vite en besogne.  Il faut par ailleurs, un minimum d’abnégation et d’audace pour réformer. Le chef de l’Etat le sait. A lui donc de trouver les mots justes pour amener la frange sceptique de ses compatriotes à adhérer à son action, à sa vision et ses méthodes.
 W.N
Le président Talon s’explique ce jour
Accusé à tort ou à raison de vouloir tailler la Constitution du 11 décembre 1990 sur mesure, le président Patrice Talon, à travers un discours à la Nation, ce jour jeudi 23 mars 2017 sur la chaîne de télévision nationale (Ortb), donnera les réelles motivations de ce projet.
A travers un discours à la Nation, le Chef de l’Etat se prononcera sur la révision de la Constitution ce jour après le journal télévisé de 20h. Ce sera l’occasion pour le premier magistrat du pays de calmer les ardeurs et de rassurer non seulement la classe politique, mais surtout le peuple sur le caractère désintéressé du projet de modification de la loi fondamentale du pays, transmis à l’Assemblée nationale après son adoption en Conseil des ministres. Egalement, il saisira l’opportunité pour lever le voile sur le contenu du texte modifié et de donner les raisons pour lesquelles il a été transmis en procédure d’urgence au Parlement. De même, le Chef de l’Etat démontrera une fois encore qu’il est à l’écoute de son peuple.
 Odi I. Aïtchédji
(Coll)