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cour-cotonouLe premier dossier inscrit à la Cour d’assise à la Cour d’appel de Cotonou a été examiné hier lundi 9 mars. Dans le rang des accusés, c’est le dossier de Roger Lokossouvè, poursuivi pour coup mortels qui a été débattu. Présidé par Félix Dossa, la cour l’a condamné à huit ans de travaux forcés.

Selon les propos du juge Félix Dossa, tout remonterait au 26 juillet 2006 où, en raison des différents qui opposent le nommé Roger Lokossouvè à son épouse Sonon Kpokpovi, cette dernière la quitté . Soupçonnant le nommé Didier Adondékpo d’avoir des relations adultérines avec son épouse, il s’en ai suivi une bagarre à laquelle Didier Adondékpo viendra mettre fin. Furieux du comportement de son rival, Roger Lokossouvè serait retourné s’armer pour lui assener un coup à la main gauche de la victime. Lequel coup lui sera ensuite fatal puisque l’examen médical de Didier Adondékpo révèle qu’il a trouvé la mort des suites d’un choc hémorragique à l’hôpital de zone de Ouidah.

Après les différents interrogatoires, l’avocat de l’accusé, Me Cyrille Djikui a fustigé la manière dont les débats et surtout le dossier a été traité pour être enrôlé.

Pour Gilles Sodonon, l’accusé dépeint comme un être violent, habitué à des actes de sauvagerie extrême s’est rendu coupable de coups mortels commis hors toute légitime défense, toute excuse légale.

Il tombe ainsi donc sous le coup de l’article 309 alinéa 4. Il a donc requis de le condamner à 10 ans de réclusion criminelle. Après plusieurs plaidoyers effectués par la défense pour réduire la peine, il a été finalement condamné lors de la délibération par la cour à 8 ans de travaux forcés. Il serait donc retourné chez lui.

Léonce ADJEVI