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Madame Sakinatou Bello plaide en faveur de ABT

La porte-parole de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt), Sakinatou Bello, était sur l’émission hebdomadaire « Cartes sur table » de la radio Océan Fm. Selon l’invitée de Serge Nonvignon et Hospice Houénou de Dravo, le leader des Tabatitaba, Abdoulaye Bio Tchané, est le président idéal pour 2016. Lire l’intégralité de l’émission.        

Océan Fm : Comment se porte l’Alliance pour un Bénin Triomphant ?

 Dr Sakinatou Bello : L’alliance Abt se porte très bien. Nous sommes là, très actifs sur le terrain, toujours en contact avec la population béninoise pour nous enquérir de ses préoccupations, puisque notre objectif, c’est justement d’identifier les problèmes des Béninois et d’apporter les solutions idoines.

 Huit jours après les élections municipales, communales et locales, l’alliance Abt comptera combien de conseillers ?

 Ce que je vais dire ici reste des estimations par rapport aux compilations de nos résultats. Donc, actuellement, on peut dire que nous sommes en passe d’avoir une cinquantaine d’élus sur le territoire béninois.

 Pourquoi avoir choisi d’accompagner l’alliance Abt ?

 Merci beaucoup ! Pourquoi Abt ? Vous savez, je suis, avant tout, une personne de conviction. Je crois en certaines valeurs et, je vous dis ici que j’ai fait mon doctorat en Allemagne. Vous connaissez le peuple allemand. Un peuple travailleur. Des dirigeants qui sont là au service de leur peuple, qui pensent que c’est l’intérêt du peuple qui passe avant tout. Après mon doctorat, j’ai décidé de rentrer au pays alors que j’avais des possibilités de rester en Allemagne ou ailleurs en Europe. J’ai estimé que le besoin était plus fort dans mon pays. Je suis Africaine, je suis Béninoise et je suis très fière d’être Béninoise. Quand je suis rentrée au Bénin en 2013, le président Abdoulaye Bio Tchané, je ne le connaissais pas. Je l’ai rencontré à travers un collègue qui a dit : « Nous avions travaillé avec Monsieur Tchané en 2011, c’est quelqu’un de très bien ». J’ai dit, je ne le connais pas. Je l’ai vu à l’œuvre quand il était ministre des Finances du général Mathieu Kérékou. Je sais que c’est un homme de rigueur, mais je n’ai jamais été en contact avec lui. J’ai dit d’accord allons y. Donc, je l’ai côtoyé. On a échangé. Je lui ai dit : « C’est quoi la vision ? Qu’est ce-que vous pouvez apporter de plus aux Béninois et que les autres n’ont pas encore fait » ? Sans tabou, on a échangé. On a eu plusieurs contacts. J’ai lu en Abdoulaye Bio Tchané un homme de valeur, un homme de principe, un homme qui est capable de se sacrifier pour sauvegarder l’intérêt du peuple béninois. Il est là, il est vraiment frustré que le Bénin regorge de talents et, au même moment, notre pays végète dans une situation vraiment très déplorable. Les Béninois sont très talentueux au plan national qu’au plan international. Nous rayonnons, mais que faisons-nous de nos talents ? Que faisons-nous de ces compétences ? Pourquoi ne pas les valoriser et les mettre au travail ? J’ai fait ce constat là parce qu’il y avait d’autres hommes politiques. J’ai été sollicitée par d’autres hommes politiques également. Mais, c’est ça le déclic : la conviction. On manque de conviction dans nos engagements. C’est pour cela que je me suis engagée auprès du président Abdoulaye Bio Tchané.

 Et depuis vous n’êtes pas déçu ?

 Absolument pas ! Comme je l’ai dit, vous savez, ce n’est pas juste des relations personnelles. Il ne me connaissait pas non plus. Aujourd’hui, je suis porte-parole de l’Alliance. Je suis jeune. Je suis une nouvelle figure. Je n’étais pas là en 2011 avec lui. Mais pourquoi pas moi ? Je vous avoue et ça c’est une confidence, le jour où le président Abt m’a dit « Sakinatou Bello, je te veux comme porte-parole », j’ai dit « Monsieur le président ! Je n’ai jamais fait la politique. Je ne suis pas politicienne. Il dit « oui, je sais. La politique béninoise moi, ce n’est pas ça qui nous fait avancer. Tu es talentueuse. On a besoin de jeune comme toi. C’est ça ce que je veux : la compétence. Ça m’importe d’où la personne vient. Je te veux à mes côtés et, je sais que tu peux le faire ». J’ai dit « Monsieur le président ! Je ferai de mon mieux pour être digne de votre confiance ». Jusqu’à présent, je suis là à ses côtés avec les autres forces qui sont à côté de lui parce que l’alliance Abt regorge des hommes de valeurs qui ont vraiment de grande vision pour le Bénin.

 Quelle est sa vision pour le peuple béninois ? Il est banquier, le chef de l’État qui est là est aussi un banquier. Les Béninois, peut-être, se disent déçus des banquiers. Quelle est la différence ?

 Vous avez raison ! D’abord, avant de revenir à votre question, j’aimerais présenter brièvement le président Abdoulaye Bio Tchané. Voilà un Béninois qui se sent à l’aise partout sur le territoire. Il a grandi à Djougou, à Porto-Novo et il a une maison familiale à Covè. C’est dire au nord, au sud comme au centre, le président Abdoulaye Bio Tchané est à l’aise et connait les réalités des populations dans leur globalité. Il est financier et le président actuel est financier. Ce n’est pas une question de diplôme. Je dirai même que la compétence seule ne suffit pas. Les Etats africains et notamment le Bénin, n’ont pas des problèmes des compétences. Nous avons des compétences, mais nous avons besoin des personnes de convictions. Des personnes capables de se battre pour sauvegarder les intérêts des Béninois. C’est ça qui manque cruellement au Bénin. Vous pouvez avoir toutes les compétences du monde, tous les diplômes du monde, si vous n’êtes pas prêts à vous sacrifier, à faire des sacrifices personnels pour que le peuple béninois puisse être à l’aise, il y a un problème. Donc, nous avons beaucoup de problèmes de la valeur, surtout la valeur morale parce que nous avons comme l’impression au Bénin que les valeurs ont déserté le forum et que c’est l’intérêt personnelle qui a pris le dessus, même quand on est à des postes politiques. Donc, c’est justement l’un des points fondamentaux. On peut être financier, la question n’est pas là. Qu’est-ce que vous êtes capable de faire ? Et Abdoulaye Bio Tchané, on l’a vu à l’œuvre au plan national comme au plan international. Il a été ministre des Finances du général Mathieu Kérékou et vous êtes tous témoins de ses actions, de ses réformes.

 On va faire un parallèle entre le président Yayi Boni à la Boad qui a fait ses preuves et le président Abdoulaye Bio Tchané qui a été du côté du Fmi, ministre du général Mathieu Kérékou, est-ce que ce n’est toujours pas une même image de banquier, de financier ?

 Ce n’est pas une question de « on a occupé tel poste ». Vous aviez occupé tel poste, mais quel est le résultat ? Et j’ai dit, le président Abdoulaye Bio Tchané, ce sont ses résultats qui parlent à sa place. Il a été ministre des Finances depuis longtemps, mais le travail qu’il a fait au ministère continue toujours de profiter au Bénin. L’assainissement des finances publiques. Il y a des reformes qui ont été faites sur ce plan là. Et ça parle aujourd’hui. Ceux qui l’ont côtoyé, ses collaborateurs le savent. Et c’est ça que nous voulons. Au-delà de ce ministère, vous venez de dire qu’il a été Directeur Afrique du Fmi. A ce titre, il a eu à gérer l’économie de quarante-cinq (45) États africains. Je vous dis que les reformes qu’il a menées à ce poste font qu’aujourd’hui beaucoup d’États africains peuvent se dire « oui, notre économie est vraiment en bonne santé. Nous avons une croissance de telle envergure parce que, pour arriver à de tels résultats, il a fallu des reformes ». Bio Tchané s’est battu lorsqu’il était à ce niveau-là. Il s’est engagé pour réduire la dette des pays africains et ça porte son résultat aujourd’hui. Donc, nous voulons des résultats. Nous ne voulons pas qu’on vienne dire aujourd’hui, il est si ou il est ça. Encore que si nous sommes tous banquiers ou financiers, ça ne veut pas dire que nous sommes les mêmes. Vous aviez une éducation, vous aviez votre manière de voir les choses et, j’ai la mienne. Toute la différence est là. La personnalité de chacun. L’intérêt que vous portez à l’autre. L’intérêt que vous portez au bien public. Ce qui est important pour nous aujourd’hui, c’est la qualité, c’est la compétence. Nous voulons des gens de conviction capables de se battre, de se sacrifier pour les intérêts du peuple béninois.

 D’aucuns pensent que Abt serait le dauphin idéal du président Yayi Boni et que c’est pour cette raison qu’il n’attaque pas le chef de l’Etat comme les autres le font. Qu’est-ce que vous en dites ?

 Le dauphin idéal du président Yayi Boni ! Je ne sais pas. C’est vous qui le dites. La seule chose dont moi je suis sûre, c’est que, si nous travaillons pour que Abdoulaye Bio Tchané prenne les rênes du Bénin en 2016, je crois que le peuple béninois verra effectivement que nous avons des leaders qui aiment leur pays, qui sont prêts à se sacrifier au plan national, régional ou international pour sauvegarder, coûte que coûte, l’intérêt national. C’est ma conviction et ça fait partie des raisons pour lesquelles je me suis engagée aux côtés de l’homme. Le président Abdoulaye Bio Tchané a de très grandes visions. Et même, n’étant pas encore au Pouvoir, il parcourt tout le Bénin, les 77 Communes parce que, pour diriger un peuple, la moindre des choses, c’est de chercher à connaître ce peuple. C’est de chercher à connaître les problèmes, les défis à relever au niveau de ce peuple et de préparer les réponses possibles pour régler ces problèmes. Ce n’est pas arrivé au Pouvoir qu’on va commencer par dire « ah oui ! Il y a tel problème ». On n’improvise pas pour gérer. Celui qui veut gérer un pays se prépare déjà à l’avance. Gouverner c’est prévoir. Nous ne sommes pas encore dans l’action et, nous espérons qu’à partir de 2016, nous serons là. Donc, avant même d’entrer en action, nous préparons déjà le terrain. Nous disons voilà les problèmes des Béninois. Voilà les solutions ! Vous n’êtes pas sans savoir que nous avons un problème sérieux d’emploi. L’accès à l’eau est un problème permanent pour les Béninois. Nous sommes en 2015 et nous sommes encore là à vivre dans le délestage. La question de la femme, ce sont les préoccupations de l’Alliance pour un Bénin Triomphant.

 Est-ce que ce n’est pas toujours cette façon de mettre à la disposition de ces femmes des ressources issues de la micro finance et autres ? Est-ce que ce n’est pas la même méthode de donner trente mille francs à des gens en leur demandant d’aller s’occuper de leur commerce ?

 Quand nous parlons de promotion de la femme au Bénin, nous ne parlons pas de distribuer trente mille. Entre nous qu’est ce que trente mille peut faire ? Est-ce qu’avec trente mille francs, vous pouvez mener une activité pour que ça marche ? Pour vous permettre de vivre, de prendre en charge vous-même ? Sérieusement non ! Parce que, avec les trente mille francs que vous prenez, si par malheur vous aviez le palu tout de suite et que vous devez aller la pharmacie payer des médicaments, il vous reste combien pour mener votre activité ? Nous, nous pensons par catégorie. Aujourd’hui, quand on parle de promotion de la femme, on a comme l’impression que les femmes sont reléguées au second rang. Au sein de l’Alliance Abt, je peux vous dire que je suis la preuve vivante de la promotion de la femme. J’ai dit que je ne suis pas parente à Abdoulaye Bio Tchané, mais c’est que quand il y a des talents, il faut les mettre au-devant. Il faut promouvoir les femmes. Elles sont aussi capables, autant que les hommes, de diriger au niveau de nos administrations, de nos ministères. Comment faire pour que ce dont les femmes ont besoin pour que leurs activités puissent fleurir soit mis à disposition ? Nous avons tous ces plans-là. Comment faire pour mettre à la disposition des femmes le minimum social pour bien éduquer nos enfants ? Nous, à l’alliance Abt, nous pensons qu’on peut mieux faire. La vision globale, c’est qu’à terme, chaque Béninois, quel que soit où il se trouve, puisse dire « je vis bien, je vis mieux, je sais que demain sera meilleur » et que les Béninois qui sont à l’étranger puissent se dire « ah oui, je dois rentrer puisque j’ai beaucoup plus de perspectives. Dans mon pays, je serai plus à l’aise ». C’est pour ça que l’alliance Abt se bat au jour le jour. Nous espérons que les Béninois vont nous accompagner pour que 2016 soit le départ d’un changement pour un Bénin nouveau.

 C’est vrai Abdoulaye Bio Tchané sera candidat en 2016, mais le chemin est long dans la mesure où, sur le terrain, on constate déjà des échauffourées. Des affrontements ont eu lieu dans la nuit du samedi 27 à dimanche 28 juin. On a attaqué un certain nombre de militants. Le chef de l’Etat, la veille des élections, a tenu des propos. Qu’est-ce qui s’est réellement passé ?

 C’est vous qui aviez dit qu’il y en a qui pensent que nous sommes de connivence avec le gouvernement ; raison pour laquelle nous n’attaquons pas le président Yayi Boni. Abdoulaye Bio Tchané est un homme épris de paix. C’est lui qui dit, « ne réagissez pas ». Il faut quand même qu’il y ait des gens qui tempèrent. Si tout le monde est chaud, ça va exploser. On essaie donc, à chaque fois, de ramener la balle à terre. Mais, on a l’impression que cette manière de faire est perçue comme une faiblesse. Nos amis d’en face pensent que c’est parce qu’on ne peut pas se défendre. Non, ce n’est pas ça. C’est parce que nous sommes soucieux du maintien de la paix sociale. C’est très important pour nous. Si on veut gérer un pays, il faut que le pays soit en paix. Il faut que l’unité nationale qui est le cheval de bataille de l’alliance Abt puisse être sauvegardée. Mais, ce qui s’est passé, comme vous l’aviez dit à Manigri, ce sont des faits graves qui méritent qu’on les dénonce. J’ai eu à dire qu’à l’alliance Abt, on ne parle pas pour parler. Quand on sort, c’est qu’il y a quelque chose de grave ou quand on sort pour parler, c’est que nous avons quelque chose à proposer pour faire avancer le pays. Ce que nous avions déploré pour le cas de Manigri, ce sont les propos du chef de l’État. Lorsqu’un chef d’État arrive à tenir des propos injurieux au cours d’un meeting en face des populations, ce n’est pas bien. C’est qu’on envoie la population à la violence. C’est qu’on suscite la violence populaire. Et, nous croyons à la pédagogie par l’exemple. Lorsque vous dites que je suis un homme de paix, montrez dans vos comportements que vous êtes vraiment un homme de paix. C’est ça qui fera que ceux qui vous suivent vont prendre exemple sur vous. Il ne s’agit pas de discours. Si vous tenez des discours et que vos actes sont en contradictions, quelle façon de faire vous montrez ? C’est duper les gens. On ne va pas trop s’éterniser là-dessus.

 Est-ce que vous vous êtes retrouvés avec des leaders Fcbe de la zone, histoire de ramener la balle à terre ?

 Rassurez-vous, nous nous sommes dans cette dynamique-là. Depuis, est-ce que vous aviez vu des militants Abt polémiquer. La priorité, au départ, était de calmer les populations. Il fallait travailler pour dire aux populations, « calmez-vous, ne réagissez pas. Vous êtes tous des frères. Les propos sont déplacés, nous le reconnaissons, nous allons les condamner, mais ne réagissez pas. Ne vous faites pas justice vous-mêmes ». C’est ça d’abord ce qui est très important parce que ce n’est pas s’asseoir d’abord dans les bureaux pour dire quoi que ce soit. Quand vous allez vous s’asseoir dans les bureaux en laissant les populations, ça peut dégénérer. Maintenant, quant à savoir si nous avions rencontré des gens à l’alliance Abt, je dirai que nous sommes ouverts. Nous voulons que le peuple béninois puisse être fier de ses responsables à tous les niveaux. Nous espérons que nos amis d’en face prennent en compte l’intérêt de la Nation et l’unité nationale.

 Par rapport à la visite du président François Hollande, il a prononcé quelques phrases « la France soutient déjà les efforts de développement du Bénin. Son aide va s’accroître encore ». Est-ce que c’est une manière de positionner le ministre Lionel Zinsou pour la présidentielle de 2016 ? Est-ce que vous n’avez pas peur de Lionel Zinsou ?

 Mais, de quel poids vous parlez ? C’est vrai que le premier ministre est un homme compétent. Je vous l’ai dit. Mais, les compétences seules ne suffisent pas. Pour nous, nous sommes un Etat démocratique et, il nous revient de nous battre pour que notre démocratie soit une démocratie réelle. Le président Français peut avoir une préférence. C’est son droit, puisque le président français défend et chaque président doit normalement défendre les intérêts de son Etat, de son pays. Lui, il a le droit d’avoir ses préférences. Mais, il n’a pas le droit d’imposer au peuple béninois un choix. Nous sommes tous d’accord là-dessus. Donc, on ne peut pas refuser au président français de dire que Lionel Zinsou est son candidat, surtout qu’on ne l’a pas entendu le dire. On a déduit. Et puis, on n’a pas entendu le ministre Lionel Zinsou nous dire « oui je suis candidat à quelque chose. Il a été collaborateur du président de la République pendant de longues années paraît-il. Maintenant, il est ministre. Donc, il est dans la continuité. Mais, s’il veut être président, il n’a qu’à poser sa candidature comme tout le monde. Le peuple va choisir. On ne peut non plus l’empêcher de jouir de ce droit-là. En tant que Béninois, s’il remplit les conditions, il peut se présenter. Mais, avoir peur de lui, je dis non. Nous sommes sûrs de nous-mêmes. Nous avons quelques chose à proposer au peuple béninois et le peuple béninois est assez mature pour faire la part des choses, pour dire telle personne peut me représenter valablement, telle personne je l’ai vue à l’œuvre, on l’a vue à nos côtés dans tel ou tel domaine. On a des résultats concrets.

Est-ce que le président Abt a déjà programmé dans son agenda une rencontre avec le premier ministre Lionel Zinsou? Certainement qu’ils se connaissent très bien !

Je crois bien que les deux hommes se connaissent. Est-ce qu’ils ont prévu une rencontre ? Je n’en sais rien. Pour le moment, je n’ai pas encore l’information. En tant que ministre, il n’y a rien de mauvais à parler avec le ministre ou le chef de l’Etat lui-même. Donc, nous sommes là. Ce sont nos ministres aujourd’hui. Donc, il n’y a pas de problèmes à échanger avec eux, à donner des idées sur telle ou telle chose. Donc, nous sommes ouverts à l’alliance Abt. Nous ne sommes pas crispés sur nos positions. Nous sommes ouverts et, l’essentiel pour nous est que le Bénin avance, qu’on puisse soulager les peines des Béninois. C’est ça le plus important pour nous. Mais, pour neuf mois, c’est ça peut-être qui peut gêner un peu. Est-ce qu’en neuf mois, on peut poser des actes évaluables ? Non ! Neuf mois, franchement, il n’y a pas grand-chose. L’essentiel, c’est de mettre le temps à profit pour commencer à colmater les brèches parce qu’il y a trop de fissures pour parler ainsi.

 Nous sommes au terme de notre discussion du jour. Nous allons vous laisser la parole pour votre mot de fin.

 Merci beaucoup. J’aimerais dire au peuple béninois que nous sommes attachés à la paix. A nos militants de Manigri et d’ailleurs, je leur demande de rester toujours attachés à cette paix et, en aucun cas, de ne pas céder à la violence, de ne pas céder aux provocations même après les résultats, de garder toujours leur calme. Nous sommes toujours là, à l’alliance Abt, pour défendre ce qui nous revient de droit. Nous avons commencé et nous n’allons pas nous arrêter. Nous pensons que le tollé qu’il y a eu après notre sortie, c’est parce que les gens n’étaient pas habitués à nous voir réagir. Nous étions dans une position « on se tait, on subit ». Non ! Nous allons réagir, nous allons réclamer, mais selon les règles. Ce n’est pas dans la violence verbale. Nous appelons également nos amis d’en face à avoir des comportements responsables qui instaurent la paix. Le Bénin nous appartient à tous et, on ne devrait pas brimer les uns et les autres. Pour finir, je veux dire aux Béninois et aux Béninoises que l’alliance Abt est décidée afin que le Bénin, à partir de 2016, soit un Bénin triomphant. Le président Abdoulaye Bio Tchané aime le Bénin plus que tout. Il est attaché et, il est décidé à apporter des solutions aux problèmes auxquels sont confrontés les Béninois.

 Transcription : Marcus Koudjènoumè