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Narcisse Djégui, secrétaire permanent de l’Aic

Le samedi prochain, Parakou sera le carrefour des acteurs de la filière coton au Bénin. Autour du thème « Gestion intégrée de la fertilité du sol pour une intensification de la production cotonnière », l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) va distinguer les meilleurs acteurs, lors de la Fête nationale du cotonculteur (Fnc).  

Pour son retour dans la filière coton au Bénin après plus de trois ans de mise à l’écart, l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) a frappé un grand coup.  Sous son impulsion, la campagne  écoulée a accouché du  chiffre record de  451. 209 tonnes ; ce qui marque une nouvelle ère pour cette filière qui a connu des moments difficiles ces dernières années. Pour célébrer ce renouveau, l’Aic a décidé de l’instauration de la Fête nationale du cotonculteur (Fnc), dont la première édition se célèbre à Parakou le samedi 22 juillet prochain.  « Comme vous le savez, les activités de l’Aic avaient été suspendues par décret présidentiel… Nous avons retenu d’organiser cette activité pour la simple raison qu’au cours de la campagne 2016-2017, nous avons eu une production record d’environ 451.209 tonnes. C’est la preuve que les producteurs ont cru en nous, car nous avons pris toutes les dispositions pour qu’il en soit ainsi », a expliqué son Secrétaire permanent, Narcisse Djegui. La fête de Parakou est un creuset pour permettre aux différents acteurs de la filière (producteurs, égreneurs, transporteurs  et même les banques), de se retrouver  pour  célébrer la production de l’année écoulée  et surtout pour les encourager à mieux faire pour la campagne en cours. Les producteurs seront particulièrement à l’honneur. Sur des critères bien définis, l’Aic va distinguer au plan national,  les  cinq meilleures coopératives dans les départements dont la production dépasse 5000 tonnes, les 5 meilleurs producteurs ayant le niveau de production le plus élevé sur le plan national dont au moins une femme, les 6 producteurs  ayant les meilleurs rendements dont au moins une femme. Dans chaque commune, les trois meilleurs producteurs seront aussi gratifiés. Au total, près de 150 personnes, dont les égreneurs, les transporteurs, les associations des cotonculteurs, les banques recevront les félicitations de l’Aic.
Accroître la productivité
La Journée nationale du cotonculteur sera aussi l’occasion de réfléchir sur les stratégies pour améliorer les rendements à l’hectare, comme le stipule assez clairement le thème de cette première édition : « Gestion intégrée de la fertilité du sol pour une intensification de la production cotonnière». Pour Narcisse Djégui, il ne sert à rien de continuer d’étendre indéfiniment les superficies. « Pour cette campagne en cours, nous sommes à un peu plus de 500 000 hectares. Nous ne pouvons pas continuer à étendre indéfiniment les terres.  C’est pourquoi nous mettons l’accent sur le rendement », a-t-il confié. L’une des grandes orientations de  la campagne cotonnière 2017-2018 est le programme relatif à l’intensification que l’Aic compte mettre en œuvre. Cette campagne en cours est d’ailleurs très prometteuse avec une production qui pourrait atteindre les 500 mille tonnes si la pluviométrie est normale.
Abib Ishola Arouna