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Sanny Orou Rock

C’est avec beaucoup d’émotion, beaucoup de tristesse et des souvenirs douleurs que j’ai appris la nouvelle de la mort du général. Parce qu’on appelait le Général Mathieu Kérékou le grand camarade de lutte. Et pour nous cela signifiait beaucoup. Aujourd’hui, cela doit signifier beaucoup plus pour nous tous. C’est un moment difficile et je ne saurais vous dire avec toute la gravité requise l’émotion qui m’étreint aujourd’hui et l’émotion qui étreint sans doute beaucoup de camardes révolutionnaires et beaucoup de béninois tout court. Je retiens de l’homme quelqu’un d’exceptionnel parce que le général Mathieu Kérékou c’est quelqu’un qui écoutait beaucoup, qui écoutait énormément. J’ai eu l’occasion de le connaitre très jeune parce que j’ai eu la chance d’avoir été chef de district à 27 ans, d’avoir été membre du comité permanent de l’Anr à 30 ans, d’avoir été directeur général de l’Ortb à 30 ans, et je lui dois beaucoup de respect. Je pense que c’est quelqu’un qui a une écoute extraordinaire, c’est quelqu’un qui a également une mémoire extraordinaire, c’est quelqu’un qui connaît son pays profondément. Je voudrais partager la douleur que ressent sa famille, je voudrais également dire toute la peine que je ressens et que beaucoup de personnes ressentent comme moi. Je voudrais demander à la famille beaucoup de courage pour que l’exemple de Mathieu Kérékou puisse être un exemple porté par la famille elle-même et qu’elle puisse être partagée par le peuple béninois tout entier. J’apprécie le deuil de 7 jours décrété par le gouvernement. Je voudrais saluer cette décision du gouvernement, parce que le général Mathieu Kérékou mérite cet honneur. C’est pour moi la moindre des choses qu’on puisse faire. Certes, l’homme n’est peut-être pas aimé de la même manière par tout le émonde, mais pour un grand homme de cette nature, il est normal de lui de lui rendre cet hommage mérité.

Transcription Judith Rolande Capo-Chichi