Spread the love
santePlusieurs lois de portée sociale ont été votées par les députés, la semaine dernière. Parmi celles-ci, il y a la proposition de loi portant prévention, prise en charge et contrôle de l’hépatite B et C.
Le vote de la loi sur l’hépatite B et C est une avancée, en termes de protection sanitaire des populations. Les députés de la 7ème législature l’ont reconnu. C’est pour cela qu’ils ont votée à l’unanimité. Plusieurs députés dont le député Atao Hinnouho, ont salué l’initiative de la prise d’une telle loi qui protège les personnes atteintes d’hépatite. Il a plaidé, tout comme le député Bida, pour que les décrets d’application de ladite loi soient rapidement pris. Les hépatites sont responsables des cancers. L’hépatite B serait plus dangereuse que la C. Dans les deux cas, les virus responsables sont transmis, en cas de promiscuité, de manque d’hygiène. Ils  sont aussi attrapés par transmission verticale de la mère à l’enfant, ou de façon horizontale. Selon les statistiques de l’Oms, 150 millions de porteurs  chroniques sont en Afrique, avec 600 mille décès par an. Au terme de l’article 50 de la loi votée, chaque citoyen est obligé de se faire dépister et de se prendre en charge. A en croire les experts, l’hépatite est une maladie dangereuse. « Le gouvernement est dans cette dynamique, il y aura même un programme pour évaluer cette maladie qui est un fléau pour nos populations », a rassuré le ministre de la santé publique. « La responsabilité ne revient pas qu’au gouvernement de se préoccuper du bien-être des citoyens. L’Assemblée nationale, par le mécanisme des propositions de lois, impose bien souvent à nos dirigeants, de prendre des mesures en faveur de nos compatriotes dans l’optique de l’amélioration globale de leurs conditions de vie. C’est ainsi qu’un groupe de députés a eu l’idée salutaire d’introduire en 015 au Parlement une proposition de loi portant prévention, prise en charge et contrôle des Hépatites B et  C au Benin. Venus à point pour répondre à une carence de l’Etat   face à un fléau qui touche selon les études, des centaines de milliers de nos compatriotes », a argumenté Claudine Prudencio, la président de la commission de l’Education, de la culture, de l’emploi, et des affaires sociales.
 
Martin Aïhonnou
(Coll)