Spread the love
Talon-message-constitution
La lutte contre la corruption engagée par Patrice Talon n’épargne personne

Les poursuites judiciaires qui sont d’actualité au Bénin n’épargnent pas  les hommes proches du régime. Antoine Dayori  accusé dans le scandale du Conseil national des Chargeurs du Bénin (Cncb) et retenu depuis mardi 20 février par la Police judiciaire  en est la parfaite illustration. Ce qui doit faire réfléchir ceux qui accusent le chef de l’Etat de protéger ses proches dans des dossiers de mal gouvernance.    

La lutte contre la mal gouvernance déclenchée par le président Patrice Talon n’a cessé de susciter des interrogations, voire des accusations venant de l’opposition. Celle-ci estime que ce régime est braqué contre ses adversaires politiques et veut les affaiblir. Et lors de sa  sortie médiatique, lundi 19 février 2018, l’ancienne alliance au pouvoir  Fcbe rebaptisée parti a signifié  que depuis que la justice a  demandé à l’Assemblée nationale de lever  l’immunité de certains députés et d’autoriser la poursuite de certains anciens ministres du régime Yayi, les nouvelles autorités du pays font de  l’acharnement politique et de poursuites sélectives contre ses partisans. Les mêmes soutiennent qu’il a des dossiers sulfureux qui méritent d’être examinés par la justice, mais ne le sont pas, parce qu’ils impliqueraient des proches et amis du président de la République.  Directement et oubliant que c’est le Parquet, après enquête, qui juge de l’opportunité des poursuites et des interpellations,  ils accusent le chef de l’Etat d’être partial et de laisser tranquilles les hommes de son camp qui sont concernés par des affaires de mauvaise gouvernance.  Pourtant,  le sulfureux dossier  de mauvaise gestion au Conseil national des Chargeurs du Bénin (Cncb) qui occupe l’actualité depuis le début de cette semaine n’épargne pas des hommes de la Galaxie Talon à l’image de Antoine Dayori. L’arrestation de cet ancien ministre et député qui a été le représentant  du chef de l’Etat dans l’Atacora lors des campagnes électorales au titre de la présidentielle de 2016  revêt une importance capitale dans cette lutte implacable contre la corruption que mène le régime depuis son installation. Une importance capitale, non seulement du fait des liens tissés depuis des années entre Antoine Dayori et Patrice Talon, mais aussi parce que, juste après sa victoire à l’élection présidentielle, il y a bientôt deux ans, le deuxième a promu le premier  à la tête d’une importante société, le Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb). Cette nomination est sans doute la récompense du chef de l’Etat à un allié qui a largement contribué à la coalition qui l’a porté au pouvoir.  Bien que suspendu de ses fonctions de Directeur général du Cncb le 17 juillet 2017 par un arrêté de l’ancien ministre des infrastructures et des transports, Hervé Hêhomey, Antoine Dayori est resté un homme proche du chef  de l’Etat. Malgré l’étroitesse de leurs liens,  le président de la République  n’a pu empêcher qu’il soit interpellé depuis mardi 20 février par la Police judiciaire pour être déféré devant le Procureur de la République.

 Pas d’amnistie pour les proches du Chef de l’Etat

 Pour bon nombre d’observateurs, si Patrice Talon n’a pas pu étouffer une si sulfureuse affaire qui éclabousse un de ses proches, c’est la preuve qu’il est impartial et laisse la justice faire son travail. C’est dire que l’arrestation d’un homme du camp Talon doit faire réfléchir ceux qui qualifient d’acharnement politique et de manœuvres d’intimidations, les poursuites judiciaires enclenchées contre des personnalités accusées dans divers dossiers. Accusé, mais pas coupable,  Antoine Dayori est poursuivi  au même titre que ses prédécesseurs et successeurs.  Son  arrestation n’est pas préjudiciable au gouvernement, mais  elle  donne des arguments à ceux qui soutiennent que le chef de l’Etat ne connaît  ni ami ni  proche quand il faut répondre de ses actes. Si Patrice Talon  avait une propension à  protéger ses hommes, il aurait empêché l’enquête préliminaire  de la sous-direction des affaires économiques et financières de la Police judiciaire dans ce dossier impliquant Antoine Dayori. Et si la justice prenait des instructions au Palais de la Marina, le dossier  ne sera jamais connu du public. Il aurait été étouffé.  Au demeurant,  les poursuites judiciaires qui sont consécutives  aux audits dans les sociétés et entreprises d’Etat n’épargneront personne. La détermination et l’engagement du chef de l’Etat à lutter contre la corruption en vue de rehausser la côte de la bonne gouvernance sans distinction de liens politiques et d’appartenance à un groupe, n’est plus à démontrer.

 Fidèle Nanga