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Tout comme Martin Assogba et Jean-Baptiste Elias, ils trouveront des choses à nous dire

Dans les tout prochains jours, les services publics recevront des missions d’audit. Un accent particulier sera mis dans les services où des soupçons de malversation se posent. La direction de la programmation et de la prospective du ministère en charge de l’enseignement supérieur, chef du projet de construction de l’amphithéâtre de Tchaourou ne sera pas exemptée.

La non attribution du lot 3 du projet de construction de trois blocs pédagogiques, a mis le président de la République dans tous ses états. Il a donné des instructions fermes au conseiller technique à la bonne gouvernance, Michel Dognon, de prendre toutes les mesures nécessaires pour corriger le tir. Le lot 3 du projet de construction de trois blocs pédagogiques qui n’a pas été attribué depuis avril 2014, se révèle être un véritable scandale financier et un exemple patent de corruption. Car, les travaux de construction de deux autres blocs pédagogiques, l’un à Djougou et l’autre à Abomey, sont en cours d’achèvement. Celui de Tchaourou n’a même pas encore été attribué, alors que la Société AkorazBtp, qui a soumissionné a rempli toutes les conditions pour être déclarée adjudicataire. Les manigances entretenues par le coordonnateur de ce projet, Martin Ogoussan, ont été révélées par l’Autorité de régulation des marchés publics. Dès lors, toutes les institutions de contrôle, en l’occurrence, l’Inspection générale d’Etat, l’Inspection générale des finances, la Brigade économique et financière et même l’Agence nationale de lutte contre la corruption, peuvent s’autosaisir pour rétablir dans ses droits la société AkorazBtp. Les organisations non étatiques intervenant dans la bonne gouvernance telles que l’OngAlcrer de Martin Assogba, l’Odphd de Me Joseph Djogbénou, l’Olc de Jean-Baptiste Elias trouveront de la matière pour accabler davantage le régime de Yayi Boni qui héberge des cadres corrompus dans l’administration publique.La réparation de préjudice causé rendrait d’abord service à la communauté universitaire de Tchaourou, bénéficiaire de cette infrastructure. Le directeur de la société AkorazBtp tirera à coup sûr son profit. Et pour finir, l’image de l’administration publique en sortira grandie.Au quel cas, tous les organes de contrôle seront taxés de complices. Et pour l’honneur, les premiers dirigeants de ces organes, ne tarderont pas à s’exécuter. Ce n’est plus qu’une question de temps. Le président de la République entend d’ailleurs renforcer leur autorité pour plus d’efficacité dans les contrôles.

 Jean-Claude Kouagou