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Yayi Boni doit répondre de ce scandale

A la requête des députés, le gouvernement, plus particulièrement le ministre du Cadre de vie et du développement durable, José Tonato, a présenté, lundi 07 mai 2018, une communication détaillée sur le dossier relatif à la construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale. Depuis lors, le doute n’est plus permis. Il s’agit d’un autre scandale révélé par les nouvelles autorités du pays et face auquel le régime Yayi doit répondre. Du sévère réquisitoire des uns,  à la  flagellation  des autres en passant par le désir ardent de la majorité des députés de voir les auteurs du scandale répondre de leur forfait, l’ancien chef de l’Etat doit couler  des larmes.
L’ancien chef de l’Etat  avait-il des raisons valables de pleurer pour un peuple, ou pour une jeunesse dont il   a sacrifié l’avenir ? C’est une apparence trompeuse dont il a habitué le peuple. Yayi Boni pensait tromper le monde le 14 avril 2018 à Djeffa, commune de Sèmè Podji, où il a coulé des larmes  au terme du conclave des forces politiques de l’opposition. Alors qu’il expliquait  son geste comme  le signe d’une honte, d’un regret  et d’une alerte face à un drame qu’il imagine dans sa tête,  beaucoup lui ont répondu par de violentes critiques, ponctuées d’accusations formulées  sur des faits  de malversations, de mauvaise gouvernance, de régionalisme, de crimes non élucidés sous sa gouvernance. Les faits semblent donner raison à l’opinion publique qui avait condamné son attitude en lui indiquant qu’il avait versé les larmes de crocodile et  devrait pleurer sur les lieux de ses différents crimes et des éléphants blancs qu’il a accumulés. Celui qui défraie la chronique depuis quelques jours plonge le peuple dans l’émoi et irrite les députés. Il s’agit d’un gouffre de 20 milliards de Fcfa pour la construction du siège de l’Assemblée nationale. Les faits sont ahurissants et dignes d’un scandale couvert par la gouvernance Yayi Boni. Malgré ce lourd investissement consenti, l’infrastructure ne présente aucune garantie pour la poursuite des travaux. Et c’est ce qui a suscité la colère des élus du peuple qui veulent demander des comptes à  tous les auteurs, à commencer par Yayi Boni. Si l’ancien  président de la République explique que ses larmes versées expriment  son amour pour la patrie, alors on se demande de quelle patrie il parle et ce que valent ses pleures de Djeffa. Il s’agit  d’une comédie jouée par l’homme qu’un médecin de formation avait déjà qualifié d’émotif et de réactif. Il ne pouvait attendre une quelconque sympathie du peuple envers lui, pas plus qu’il ne peut prétendre dire son amour en pleurant là où il ne fallait pas. Il vaut mieux qu’il vienne s’agenouiller devant l’immeuble abandonné au bord de la lagune, à l’entrée de Porto-Novo pour verser les larmes.     Ainsi, son geste traduira qu’il a mal dans sa peau.

20 milliards en fumée

Les scandales perpétrés sous le régime Yayi  se  révèlent  à la face du monde presque chaque  semaine. En effet, pour ce qui peut paraître comme « du déjà entendu », l’opinion publique en sait un peu plus sur le dossier concernant la construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale. Elle  a été servie ces dernières 48 heures à travers la communication présentée par le gouvernement aux députés  lors de leur plénière, lundi 07 mai 2018. L’exercice assuré principalement  par le ministre du cadre de vie et du développement durable, José Tonato  renseigne sur l’ampleur du scandale, la supercherie et la mal gouvernance qui ont caractérisé la gestion du projet. En attendant  que les différents degrés de responsabilité  et les complicités soient établis par les juridictions compétentes, c’est une affaire qui éclabousse l’ancien chef de l’Etat et son équipe. 20 milliards de Fcfa du contribuable pour un éléphant blanc. En dehors de la mauvaise gestion, l’incompétence notoire des entrepreneurs, de graves irrégularités, l’inadéquation des options faites ont été dénoncées non seulement par le gouvernement, mais aussi par les députés. Et comme d’habitude, l’ancien régime a laissé faire donnant l’impression de ne rien savoir. Tel est le vrai visage de la gouvernance sous la Refondation et qui a fortement contribué à ternir l’image du pays et son corollaire, la corruption généralisée qui a porté l’estocade à l’économie nationale. Dans un sursaut patriotique et pour donner un ton à sa politique contre l’impunité et la mal gouvernance,  le chef de l’Etat, Patrice Talon, applique une thérapie de choc qui n’épargne ni proche, ni ami, ni opposant. Il a commandité des audits pour comprendre la gestion qui a été faite des sociétés et programmes afin de situer les responsabilités. De plus en plus, sa politique de moralisation de la vie publique, bien qu’elle menace des intérêts et les honneurs de certaines personnalités, reçoit un écho favorable au sein de l’opinion publique et dans les rangs des députés. Sautant sur l’occasion à eux donnée par la plénière qui a connu de la communication du gouvernement sur le scandale du siège de leur Institution, ils ont apporté leur soutien au chef de l’Etat dans sa nouvelle politique de lutte contre l’impunité. Même les partisans d’hier de l’ancien chef de l’Etat, Yayi Boni n’étaient du reste.

AT