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tribunal-cotonouLes verdicts du juge des libertés et de la détention dans le scandale des véhicules d’occasion sont tombés à l’aube hier jeudi 17 novembre, avec fortunes diverses pour les accusés. La plupart sont libérés ou placés sous contrôle judiciaire assortis de cautionnement. Sept mandats de dépôt ont été délivrés.

Incapables de rembourser les fonds qu’ils auraient indûment perçus, dans le scandale des véhicules d’occasion, Robert Yèhouénou, président du Mozebe (Mouvement des zémidjans), Omer Adjé, un fonctionnaire des hôpitaux, et un troisième, présenté comme assureur, sont placés sous mandat de dépôt. On ne sait pas encore la date où ils seront rappelés par le Magistrat instructeur. De même, Adolphe Domingo, Ganiou Olahafa et deux autres officiant dans une société de gestion des parcs d’accueil des véhicules d’occasion, appartenant à un maire, sont également placés sous mandat de dépôt et devront revenir ce jour devant le juge des libertés et de la détention. Ils ont été conduits en prison non seulement pour permettre à leurs avocats conseils de bien préparer leur défense conduite par Me Alain Orounla, mais aussi pour fournir les preuves de propriété sur des biens qu’ils ont promis remettre à la justice dont la valeur correspondrait au montant de la caution à eux fixée. Au total, ce sont sept mandats de dépôt qui ont été délivrés par le juge. Les Béninois ont, bien entendu, applaudi les nouvelles autorités depuis l’arrestation des mis en cause, mais ils ont été plus enthousiastes avec les verdicts prononcés. Les personnalités citées dans ce scandale et dont les  dossiers  ont  fait plus effet dans l’opinion publique ont été libérées après avoir remboursé une partie du montant mis à leur charge, ou remis des biens avec leur titre de propriété, comme caution. C’est le cas de Nazaire Dossa qui a payé 15 millions sur près de 30 millions qu’on lui réclame. Le député Edmond Agoua, patron de la société Fifty-fifty, a mis en jeu une maison qu’il évalue à 800 millions de Fcfa , comme caution pour avoir la libération de ses proches arrêtés, dont Cornélie Oké.  Mathias Gbêdan, ancien maire de Sèmè-Podji, a été également libéré, tout comme Sylvain Zohoun, ex-Dg Centre national de sécurité routière (Cnsr). Mais  contre combien ? Aucune précision. Les trois responsables de la Segub dont deux de nationalité française ont recouvré une liberté conditionnelle. Chacun aurait payé la somme de 50 millions Fcfa. La justice a également  récupéré 150 millions auprès du propriétaire  de la Société Adéoti Sarl. Dans la majorité des cas, les intéressés sont placés sous contrôle judiciaire assorti d’un cautionnement et sont interdits de voyager. Le dossier  est loin d’être bouclé au regard des dispositions prises par la justice pour obtenir le remboursement intégral des sous mis à la charge de chacun. L’ordonnance du juge est très attendue à cet effet. Dans la même affaire, la justice n’a pas jugé suffisamment fondées les accusations qui pèsent sur une demi-dizaine de personnes dont Frédéric Béhanzin. Elle est à la recherche d’autres preuves pour les convoquer à nouveau, après les avoir relâchées sans caution, hier jeudi. Par contre, certaines personnes citées dans le dossier n’ont pas encore comparu. La justice se réserve le droit d’utiliser tous les moyens pour les obliger à se présenter. Il faut rappeler que le cumul des montants mis à la charge de tous les mis en cause, atteint 37 milliards de Fcfa.

F.N.