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Le gouvernement Yayi surpris en flagrant délit de régionalisme

Le gouvernement a habitué les Béninois, depuis 2006, à beaucoup d’entourloupes, de fraudes et de malversations. Dans le scandale du Ppea 2, c’est un vaste réseau d’escroquerie qui a été mis en place par des cadres du Ministère, pour dilapider l’argent destiné à l’eau. L’audit d’investigation du Ppea 2, conduit par le Cabinet Kroll, révèle des dysfonctionnements graves de l’administration et une implication directe et active de certains fonctionnaires. Le rapport dénonce aussi le fractionnement des marchés et des violations graves et répétées des règles d’exécution des dépenses publiques. Mais, ce qui est inadmissible, depuis le Conseil des ministres du jeudi 23 juillet 2015, c’est que le gouvernement tente de voiler sa carence dans un « régionalisme » trop cru, détestable et écœurant. D’abord, en faisant croire à l’opinion que celui qui est au cœur du scandale est un opérateur du Couffo. Du coup, dans le communiqué sanctionnant le Conseil, les noms des cadres fautifs n’ont pas été cités. Or, ceux-ci sont en majorité originaires du septentrion. Chacun peut apprécier le déséquilibre régional qui a cours dans ce ministère, et avoir une idée des faussaires. Voici la liste des noms que le conseil n’a pas cités, et leurs départements d’origine.

 1- Barthélémy Kassa, ex-ministre chargé de l’Eau, (Atacora)

2- Christophe Kaki, Directeur de cabinet, (Atacora)

3- Emmanuel Kombiéni, Directeur de la programmation et de la prospective (Dpp) (Atacora)

4- Victor Yokssi Yèdé, Directeur général adjoint de l’eau et Coordonnateur du projet (Atacora)

5- Monsieur Touré, Directeur des affaires financières. Il est de la Donga

6- Nouhoum Dine Souradjou , Dg Eau, (Borgou)

7- Mama Abdou, Drfm, (Borgou)

8- Mouhamadou Issa Imorou, délégué du contrôle financier auprès du ministre chargé de l’Eau,

(Borgou)

9- Simplice Agondja, Chef comptable, (Atlantique)

10- Crécel Primael, Chef du service matériel et logistique, (Atlantique).

 Taux de corruption interdépartemental lié à l’eau

 Atacora… 40%

Borgou…. 30%

Donga…..10%

Soit 80% d’humeur profonde à la corruption hydraulique…

Atlantique…20%

Quelques miettes pour deux petits hommes de paille…

Réaction des Pays-Bas

Dans le cadre de l’affaire des malversations financières révélées dans le dossier Ppea II, le Gouvernement béninois a commandité, sur demande des Pays-Bas, un audit d’investigation pour situer les responsabilités à divers niveaux dans ce dossier. Selon le communiqué du gouvernement, ce rapport présenté par un cabinet de renommée internationale stipule que les malversations financières sont beaucoup plus larges qu’initialement estimées par le rapport du cabinet Fcg. Il ressort que les détournements ne concernent pas uniquement les fonds néerlandais, mais aussi d’autres sources de financement dont le Budget national. L’ancien Ministre de l’Eau, Barthélémy Dahoga Kassa , des fonctionnaires, des responsables du Ppea II ainsi que des entreprises sont cités comme ayant eu connaissance ou pris activement part à un vaste système de détournement des deniers publics, selon ce rapport d’audit présenté au gouvernement par les auditeurs internationaux. La Ministre néerlandaise du Commerce extérieur et de la coopération au développement, Sem Lilianne Ploumen, se félicite de la qualité du rapport, mais se dit préoccupée par la gravité des faits révélés. Madame Ploumen apprécie la volonté du gouvernement, à travers son communiqué, d’œuvrer au bon aboutissement du processus et s’attaquer structurellement au fléau de la mauvaise gouvernance et dans un souci de lutte contre l’impunité. La conduite, à terme, de cette investigation indépendante, la création du Bureau de l’auditeur général ainsi que les différentes mesures administratives et judiciaires annoncées, y inclus celles devant la Haute cour de justice, constituent un début de solution utile dans ce sens, selon Madme Ploumen. Les Pays-Bas recevront, dans les prochaines semaines, sur la base d’une analyse profonde du rapport d’audit, des propositions détaillées du gouvernement béninois en vue d’éviter, dans le futur, de nouvelles malversations, et d’assurer que la population bénéficie des fonds qui lui sont destinés. Sur la base de l’évaluation de ces mesures proposées et aussi des actions déjà entreprises ainsi que leur suite, Madame Ploumen décidera du futur des relations dans le domaine de la coopération entre nos deux pays.

 Fait à Cotonou le 25 juillet 2015,

 Jos Van Aggelen Ambassadeur