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sadikouOn le sait, et cela a été fortement ressassé, sous le régime Yayi, pendant les dix années, il y a  eu une kyrielle de scandales. Malheureusement, comme une trainée de poudre, l’ancien régime est toujours poursuivi par ses fantômes et démons. C’est ce qu’il convient de dire à propos du  scandale « Petrobras » et la Compagnie béninoise des hydrocarbures (Cbh). A travers un échange entre Jeune Afrique et Me Sadikou Alao, qui représente Yayi Boni, on en sait un peu plus.
L’hebdomadaire panafricain, Jeune Afrique a publié sur son site, dans le cadre des suites de l’affaire « Petrobras » qui ébranle le Brésil, ses échanges avec Me Sadikou Alao, qui représente les intérêts de l’ancien président de la République. Il ressort de ces échanges que Jeune Afrique n’avait pas le droit de citer le nom du président dans sa publication. La défense de Me Sadikou Alao, c’est que dans son article, publié sur son site internet le mercredi 31 mai, Jeune Afrique faisait état de l’arrestation, au Brésil vendredi 26 mai, de deux hommes d’affaires brésiliens liés au géant du pétrole brésilien Petrobras. Leur arrestation intervenait au motif de « versements indus », selon les termes de la police fédérale brésilienne dans un communiqué. Ces derniers, toujours selon la police brésilienne, seraient intervenus sur des comptes en Suisse et aux États-Unis entre 2011 et 2014 et auraient bénéficié au total à six personnes. Ils émaneraient de la Compagnie béninoise des hydrocarbures (Cbh) et totaliseraient quelques 7 millions de dollars. Après cette mise au point, l’avocat béninois poursuit : « Dans le cas du dossier en instance au Brésil, c’est la société privée Cbh qui a acquis les droits d’acquisition et a donc signé un contrat d’exploration d’un bloc pétrolier avec l’État béninois. C’est aussi Cbh qui a négocié ses arrangements avec la société brésilienne « Petrobas » afin de réaliser les travaux en partenariat avec celle-ci.
 7 millions de dollars, soit près de 4 milliards de Cfa
 Les termes, les formes et les conditions de négociation de ce partenariat entre la Cbh et Petrobras échappent entièrement au champ de compétence de l’État béninois ». Et la rédaction de Jeune Afrique de répondre : Si le nom de Thomas Boni Yayi est effectivement cité dans un rapport émanant du bureau du procureur de l’État du Panama, en date du 18 avril 2017, en sa qualité de président de la République à l’époque des faits, il n’est pas mis en cause. Son nom n’aurait donc pas dû apparaître dans cet article, ce dont Jeune Afrique ne peut que s’excuser. A lire tout ceci, l’observateur lambda retient qu’il y a eu mal donne. C’est-à-dire, comme le dénonce la Police fédérale brésilienne, il y a eu, et c’est un fait, des « versements indus », sur des comptes suisses et américains, au profit de 7 personnes.  Ces sous qui avoisineraient 7 millions de dollars, émaneraient de la Compagnie béninoise des hydrocarbures (Cbh). Sans autre forme de procès, on peut conclure qu’il y eut malversations, et un scandale financier de plus,  même si les coupables ne sont pas encore, à cette étape,  désignés. Là où le bât blesse, c’est l’argent du pétrole béninois, qui peine à exister. Car au lieu de servir à la réalisation d’infrastructures, et pour le bien-être des populations, il dort paisiblement et profite à quelques personnes.
 
WN