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Centrale Maria-GletaUne fois de plus, Patrice Talon aura l’occasion, vu le développement de l’actualité nationale, de montrer à ses compatriotes, ses convictions dans la lutte contre la corruption. A cet effet, le scandale financier de Maria-Gléta va encore troubler le sommeil de plus d’un.

Malgré les critiques qui pleuvent à son encontre, on sait, et il est difficile de le remettre en cause,  que le président de la République est habité par la ferme volonté de faire bouger les lignes. Le dossier de Maria-Gléta dont la commission a déposé le rapport d’enquêtes en est une occasion. Mise sur pied après   la question orale avec débats adressée au gouvernement par le député Dakpè Sossou, la commission d’enquêtes a relevé un certain nombre d’irrégularités et d’impairs qui font froids dans le dos. Certes, les conclusions du rapport restent à ce jour confidentielles. Mais, une fois de plus, et sans remuer le couteau dans la plaie, on doit rappeler la propension des dirigeants de la décennie écoulée, à dilapider les deniers publics dans des éléphants blancs. Sur ce plan,  le régime défunt a convaincu tout le monde par ses excès et dépenses farfelues. Dans le cas d’espèce, il s’agit du projet de construction d’une turbine à gaz de 80 Mw à Maria-Gléta. Ce projet qui a coûté plus de 50 milliards à l’Etat n’est toujours pas opérationnel. Après transmission au Chef de l’Etat du rapport qui contiendrait les noms des différentes personnes impliquées, les mis en cause devraient  répondre  de leur forfait. Ce ne serait que justice. Sur un autre plan, ce dossier est présenté par certains affidés de l’opposition, comme un « test »au président Patrice Talon taxé de faire une lutte sélective contre la corruption. Mais, on leur rappellerait, histoire peut-être de leur rafraîchir la mémoire, que jusqu’à la date d’aujourd’hui, on n’a encore rien eu de scabreux de la dimension inique et contre la morale et l’éthique, de l’envergure des scandales comme Ppea 2, avion présidentiel, Icc-Services. Pour ne citer que ceux-là, la liste étant longue et indigeste.   Il faut préciser que la commission mise en place par l’Assemblée nationale, pour fouiller le dossier  scabreux où plus d’une cinquantaine  de milliards de francs Cfa du contribuable a été investie dans l’acquisition de moteurs datant du moyen-âge pour un résultat des plus dramatiques, était composée des députés Adjibadé Koussonda, Yibatou Sanni Glèlè, Mohamed Gibigaye, Bénoit Dègla, Rachidi Gbadamassi, Marcellin Ahonoukoun, Dakpè Sossou et Jean-Marie Allagbé. Ils avaient reçu pour mission de vérifier la légalité des procédures d’appels d’offres et l’évaluation technique des équipements acquis dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet qui devait permettre d’augmenter la capacité énergétique du pays. Au regard de la détermination du Chef de l’Etat, dans la lutte contre la corruption, on peut dire qu’une nouvelle tempête va troubler le ciel des acteurs de ce scandale financier.

 AT