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Le petit salon de l’aéroport en plein chantier

L’ancien chef de l’Etat, Yayi Boni, à nouveau sous les projecteurs. Deux semaines après ses frasques à l’aéroport de Tourou, commune de Parakou, il alerte l’opinion publique depuis dimanche 28 août 2016 avec une affaire cousue de fils blancs qui s’est produite à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cadjèhoun, à Cotonou.

Accueilli avec tous les honneurs dus à son rang à l’aéroport Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, alors qu’il était sur le point de s’envoler dimanche dernier, l’ancien président de la République a préféré le grand hall au pavillon présidentiel qui lui a été proposé. En fait, en raison des grands travaux en cours pour réfectionner le petit salon d’honneur qu’empruntent les personnalités, dont les anciens chefs de l’Etat, Yayi Boni a été prié de se faire embarquer via le pavillon présidentiel. Mais ce dernier a décliné l’offre et s’est dirigé vers grand le hall. Fait anodin et banal transformé en péché commis par le régime Talon. L’information a été déformée au profit de Yayi Boni qui se dit victime des agissements des nouvelles autorités qui lui ont promis un traitement peu honorable à la prochaine récidive suite à ses frasques à l’aéroport de Tourou à Parakou. Certains accusent le nouveau Pouvoir de Cotonou d’avoir instruit les gardes du salon d’honneur à ne plus autoriser Yayi Boni à y accéder. Or, c’est l’ancien chef de l’Etat en personne qui n’a pas voulu prendre par ce pavillon. En agissant ainsi, il avait une idée derrière ses lunettes teintées; c’est de retourner la colère de la population contre le régime en place, le pousser à la faute, et en contrepartie, avoir l’opinion publique en poche. Yayi Boni et ses thuriféraires ne manquent pas l’occasion d’éprouver les nerfs des  nouvelles autorités en montrant à la population qu’elles font pire que ce qu’ils avaient fait. Les faits successifs le démontrent à loisir et renforcent le sentiment selon lequel l’ancien chef de l’Etat tente de se refaire une popularité au moment où il patauge dans une impopularité affligeante avec son cortège de crimes et de scandales. Le régime défunt est dans la logique de détourner l’attention du peuple de ses nombreux méfaits dont certains font objet d’audits ou d’enquêtes pour établir les degrés de responsabilités dans les différentes affaires. C’est ce qui pousse l’ancien chef de l’Etat à accumuler des erreurs dont il rejette les responsabilités sur le Pouvoir actuel. Ce qui s’est passé à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cadjèhoun, à Cotonou dimanche 28 août 2016 qui est un coup savamment orchestré par l’ancien chef de l‘Etat Yayi Boni, est la parfaite illustration de quelqu’un qui veut donner l’impression d’avoir été mal traité. On connaît sa propension à la désinformation et surtout à la manipulation quand il était au pouvoir. On ne pouvait pas prévoir qu’il n’allait pas se tenir à l’écart de ses défauts, qui constituent ses armes de destruction. Certes, personne ne doute de sa capacité de  nuisance, mais faire porter la responsabilité de ses fautes à l’autre relève d’un art dont Yayi Boni a le secret. Mieux, ses thuriféraires ne ratent pas la moindre occasion pour désinformer et véhiculer dans l’opinion publique nationale et internationale, des informations mensongères dans le seul but d’attirer la colère de la population sur l’actuel régime. Mais le peuple n’est pas dupe et reste vigilant.

F.N